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CG8-17557.md| identifiant | CG8-17557.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/04/05 00:00 |
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| titre | Napoléon à Murat, lieutenant de l’Empereur en Espagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17557. - </b>À Murat, lieutenant de l’Empereur en Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bordeaux, 5 avril 1808</h2><p>Mon
frère, j’arrive à Bordeaux. J’ai reçu toutes vos lettres,
celles du 30 comprises. J’attends dans la journée celles du 31
mars et du 1<sup>er</sup> avril. Dès que j’aurai reçu celle du
1<sup>er</sup> avril, je partirai pour Bayonne, où j’attendrai
celles du 2 et du 3.</p><p>La
division Chabran, toute composée de Français, a dû entrer le 1<sup>er</sup>
avril en Espagne par Perpignan, et devra être rendue le 8 à
Barcelone, ce qui rendra le général Duhesme très fort.</p><p>En
changeant de chevaux à Tours, j’ai rencontré le duc de Fernan
Nuñez, qui a remis à Duroc une lettre du prince des Asturies<sup>[^1]</sup>.
Je n’ai pas pu le voir, puisque j’ai toujours marché.</p><p>Je
sais que deux autres grands d’Espagne<sup>[^2]</sup>
sont arrivés à Bayonne. Maserano avait à Paris des pouvoirs du
nouveau roi : j’ai éludé. Je suis encore en situation d’éluder ;
dans des affaires de cette importance, il faut voir clair.</p><p>J’ai
ici trois régiments provisoires superbes qui se mettent en marche
pour Bayonne, pour joindre la division Verdier, ce qui rendra cette
division tout à fait respectable<sup>[^3]</sup>.</p><p>Je
vous ai déjà mandé d’envoyer la division Dupont à Tolède, en
la plaçant sur le chemin de Madrid à Badajoz. Je vous ai également
mandé de faire venir l’ancien roi à l’Escurial<sup>[^4]</sup>,
et de vous en rendre toutefois parfaitement le maître ; de
faire venir le prince de la Paix<sup>[^5]</sup>
à Bayonne. Une voiture de poste et des escortes doivent l’y amener
promptement vous pouvez pour cela vous servir de mon escorte. Je
désire fort voir ce prince à Bayonne avant de prendre un parti sur
rien. Je suppose que ces différents ordres ont été exécutés.</p><p>Quant
au nouveau roi, vous me mandez dans une de vos lettres qu’il devait
venir à Bayonne. Je pense que cela ne pourrait être qu’utile. Je
n’ai point d’autres ordres à vous donner. Si mes troupes
manquent de paille pour camper, il faut les cantonner dans des
couvents ou des casernes, à raison d’un bataillon par couvent. Le
principal est qu’elles soient bien.</p><p>Vous
pourriez appeler à Madrid [le] régiment de Paris, qui est accoutumé
à faire le service des grandes villes, et qui pourrait servir pour
la police de Madrid.</p><p>Savary
doit être arrivé depuis longtemps<sup>[^6]</sup>.<sup>[^7]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Dans laquelle Ferdinand VII annonce son avènement au trône et renouvelle sa demande d’une princesse française en mariage.
[^2]: Les ducs de Frias et de Medina Celi. Napoléon refusera de les recevoir.
[^3]: Voir plus haut la lettre à Bessières.
[^4]: Charles IV.
[^5]: Godoy.
[^6]: Sa mission est de persuader le nouveau roi, Ferdinand VII, d’entreprendre le voyage de Bayonne pour y rencontrer Napoléon.
[^7]: Expédition, Archives nationales, fonds Murat, 31 AP 24, d. 467, p. 21. [C 13721]</body> |
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