CG8-17536.md

identifiantCG8-17536.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/03/31 00:00
titreNapoléon à Joseph, roi de Naples
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17536. - </b>À Joseph, roi de Naples</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 31 mars 1808</h2><p>Mon frère, vous aurez vu dans <i>Le Moniteur</i> les nouvelles d’Espagne. Je vous dirai, pour vous seul, que mes troupes sont entrées à Madrid le 24<sup>[^1]</sup> ; que le roi Charles proteste contre tout ce qui a été fait ; il croit sa vie en danger, et a imploré ma protection<sup>[^2]</sup>. Dans cette circonstance, je vais partir. Mes troupes sont nombreuses en Espagne ; elles y ont été parfaitement reçues. Je n’ai pas besoin de vous dire que je n’ai pas reconnu le nouveau roi<sup>[^3]</sup>. Le grand-duc de Berg<sup>[^4]</sup> ne l’a pas reconnu non plus. Ils se sont complimentés sans se voir, ne pouvant le saluer roi qu’autant que je l’aurais reconnu. Il serait très possible que je partisse d’un moment à l’autre pour Madrid. Cela est pour votre gouverne, et pour vous seul.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napol</h3> [^1]: Napoléon se trompe une nouvelle fois ; Murat est entré à Madrid le 23. [^2]: La fille de Charles IV, Marie-Louise - détrônée de l’Étrurie par Napoléon -, a aussi intercédé secrètement auprès de Murat afin qu’il protège la famille royale qui se croyait menacée. [^3]: Le prince des Asturies devenu Ferdinand VII après l’émeute d’Aranjuez du 17 mars. [^4]: Murat, en tant que lieutenant de l’Empereur en Espagne. [^5]: <span></span> Expédition, Archives nationales, 400 AP 11. Cette lettre a également été envoyée à Eugène, vice-roi d’Italie (Albert Du Casse, <i>Mémoires et correspondances politique et militaire de Prince Eugène</i>, Michel Lévy frères, 1858, t. IV, p. 222 (minute, Archives nationales, AF IV 875, mars 1808, n° 211)).</body>