|
CG8-17526.md| identifiant | CG8-17526.md |
|---|
| fait partie de | correspondance |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1808/03/31 00:00 |
|---|
| titre | Napoléon à Daru, intendant général de la Grande Armée |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17526. - </b>À Daru, intendant général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 31 mars 1808</h2><p>Monsieur
Daru, je ne conçois point que la convention passée le 1<sup>er</sup>
mars avec le roi de Westphalie<sup>[^1]</sup>
ne soit pas encore parvenue aux Relations extérieures.</p><p>Il
est inutile d’acheter des chevaux ; la levée n’est pas
assez pressée pour cela ; en la faisant doucement et
insensiblement, on arrivera à mon but.</p><p>Je
vous ai fait connaître<sup>[^2]</sup>
que mon intention était que les onze cents voitures qui sont à la
Grande Armée fussent mises en état, neuves ou mises à neuf,
attelées de quatre chevaux, avec un charretier pour deux chevaux, et
de bons harnais. Je crois vous avoir dit également que j’entendais
que les corps eussent leurs caissons d’ambulance, comme je l’ai
ordonné avant la dernière campagne, et que les généraux, les
ordonnateurs, pas même le major-inspecteur<sup>[^3]</sup>,
ne disposassent d’aucun de ces caissons. La quantité de chevaux
que vous avez donnée à l’artillerie sur les 8 000 que vous
avez requis me paraît suffisante, pourvu que l’artillerie la
reçoive exactement.</p><p>Faites-moi
passer la situation de mes magasins au 1<sup>er</sup> mai. Vous
n’avez pas sans doute trop désapprovisionné Varsovie et Dantzig.</p><p>Il
ne faudrait pas conclure de ces préparatifs que j’aie la moindre
inquiétude sur la durée de la paix ; mais l’expérience du
passé doit servir de règle ; puisqu’on a une armée, il ne
faut pas, pour économiser deux ou trois millions, la laisser se
désorganiser<sup>[^4]</sup>.</p><p>Faites
en sorte que tous les corps aient leurs capotes, leurs souliers et
leur habillement en bon état. Avant la fin de l’été, ils seront
considérablement renforcés ; il n’y aura aucune compagnie
qui ne soit à 140 hommes. Faites en sorte que les soldats aient
leurs marmites et leurs effets de campement, parce que du 1<sup>er</sup>
au 30 mai je vais faire camper toute l’armée par divisions. Cette
manière de passer l’été est la plus favorable pour la santé,
l’instruction et la discipline des troupes. Entendez-vous avec les
généraux Bourcier et Songis pour que l’artillerie et la cavalerie
ne manquent de rien.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napole</h3><p><br/>
</p><p><i>P.S.</i>
Faites passer cette lettre au général Caulaincourt par un courrier
extraordinaire<sup>[^5]</sup>.<sup>[^6]</sup></p><p><br/>
</p>
[^1]: Voir CG8-17197.
[^2]: Voir CG8-17507.
[^3]: Thévenin.
[^4]: Voir plus bas les lettres à Davout et à Soult.
[^5]: Voir plus haut cette lettre.
[^6]: Expédition, Archives nationales, fonds Daru, 138 AP 26. [C 13707]</body> |
|---|
| |
|