CG8-17482.md

identifiantCG8-17482.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/03/25 00:00
titreNapoléon à Joseph, roi de Naples
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17482. - </b>À Joseph, roi de Naples</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 25 mars 1808</h2><p>Mon frère, je ne puis qu’être indigné de cette lettre de Saliceti<sup>[^1]</sup>. Je trouve fort étrange qu’on répande qu’on mettra en liberté à Terracine des hommes que j’ai ordonné qu’on conduise à Naples. Ces contrordres et cette ridicule opposition font sourire la cour de Rome et sont plus nuisibles à Naples qu’ailleurs. J’ai envoyé les cardinaux napolitains à Naples pour y prêter serment à leur souverain légitime. Cette formalité est nécessaire pour que je les reconnaisse pour cardinaux. Si vous redoutiez leur présence à Naples, il fallait les envoyer à Gaète et préposer quelqu’un pour recevoir leur serment. Après cela, vous pouviez en faire ce que vous vouliez. Je ne voyais pas d’inconvénient à les laisser arriver à Naples. Tant de faiblesse et d’ineptie, je ne suis pas accoutumé à les voir où je commande ; mais enfin, s’il y avait de l’inconvénient à recevoir leur serment à Naples, il n’y a point à le recevoir à Gaète.</p><p>Si vous avez voulu montrer à l’Europe votre indépendance, vous avez choisi là une sotte occasion. Ces prêtres sont des gens contre lesquels je me fâche pour vous. Vous pouvez bien être roi de Naples, mais j’ai bien le droit de commander un peu où j’ai 40 000 hommes. Attendez que vous n’ayez plus de troupes françaises dans votre royaume, pour donner des ordres contradictoires aux miens, et je ne vous conseille pas de le faire souvent.</p><p>Rien, je vous le répète, ne pouvait m’être plus désagréable que de voir contredire ouvertement les mesures que je prends pour mettre Rome à la raison. Si ce sont Rœderer ou Miot qui vous ont donné ce conseil, je ne m’en étonne pas, ce sont des imbéciles ; mais si c’est Saliceti, c’est un grand scélérat, car il a trop d’esprit pour ne pas sentir combien cela est délicat.</p><p>Le mezzo termine de retenir les cardinaux dans une place frontière était si simple.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napol</h3><p><br/> </p> [^1]: Note sur la minute (Archives nationales, AF IV 875, mars 1808, n° 167) : « lettre du ministre Saliceti, au général Miollis, datée de Naples le 13 mars 1808) ». Le ministre de la Police s’est opposé au retour des cardinaux renvoyés de Rome à Naples. [^2]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 11.</body>