CG8-17396.md

identifiantCG8-17396.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/03/13 00:00
titreNapoléon à Élisa, princesse de Lucques et de Piombino
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17396. - </b>À Élisa, princesse de Lucques et de Piombino</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 13 mars 1808</h2><p>Ma sœur, mon intention est, aussitôt que j’aurai l’état des domaines de Toscane, de vous donner un beau bien dans ce pays, rendant 2 à 300 000 francs de revenu net ; ce qui fera un beau supplément à votre liste civile. Il est convenable de tenir cela secret<sup>[^1]</sup>. Comme vous êtes à portée de connaître le pays, voyez vous-même le bien qui pourrait vous convenir. Il n’est pas question de souveraineté, mais d’un bien particulier. Il faudrait le choisir tel qu’il ne gêne pas trop la souveraineté du pays. Je viens d’ordonner qu’il vous fût donné pour votre fille<sup>[^2]</sup> des biens d’une valeur de 150 000 francs de revenu dans les États de Parme et de Plaisance, lesquels seraient, en cas de mort, réversibles à vous. Je viens également d’ordonner l’achat de la maison<sup>[^3]</sup> que vous avez à Paris pour 800 000 francs, qui seront placés sur le grand-livre en cinq pour cent au cours actuel de 85 francs, ce qui vous fera 48 000 francs de rente ; j’ajouterai volontiers ce qui sera nécessaire pour porter ce revenu à 50 000 francs. Le grand-livre est le placement le plus sûr. Vous correspondrez pour cela avec le général Duroc, que j’en ai chargé. Lorsque j’aurai une connaissance exacte de ce qui compose les États de Toscane, je m’occuperai de vous donner l’agrandissement convenable. Mon intention est que, sur les 150 000 francs de rente que je donne à la princesse votre fille, on en retire tous les ans 30 000 pour son entretien, et que les 100 000 francs restants soient placés sur le grand-livre de France ; on y ajoutera les intérêts de chaque année, de sorte que, lorsqu’elle sera en situation de se marier, elle ait, outre ses 130 000 livres de rente, une centaine de mille francs de rente sur le grand-livre. Je déduis des 150 000 francs de rente 20 000 francs pour les impositions.</p><p>Il est convenable que le prince Félix ne touche point son traitement de sénateur. Il doit écrire au trésorier du Sénat<sup>[^4]</sup> qu’il s’honore trop de son titre de sénateur pour y renoncer, mais qu’il n’en touchera pas le traitement, désirant qu’il bonifie la caisse du Sénat.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napol</h3> [^1]: Élisa sera grande-duchesse de Toscane en mars 1809. [^2]: Élisa Napoléone Baciocchi, née en juin 1806, nommée princesse de Piombino en juin 1808. [^3]: Voir la lettre précédente. [^4]: Chaptal. [^5]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 15. [C 13649]</body>