CG8-17292.md

identifiantCG8-17292.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/02/26 00:00
titreNapoléon à Joseph, roi de Naples
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17292. - </b>À Joseph, roi de Naples</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 26 février 1808</h2><p>Mon frère, je reçois votre lettre du 17. Je ne sais pourquoi vous souffrez que le général Reynier ait tous ces parlementages [<i>sic</i>] avec les Anglais ? Rien n’est plus contraire à mes intentions et à mes ordres. Pourquoi prend-il sur lui de renvoyer des prisonniers ? Tout cela est absurde<sup>[^1]</sup>.</p><p>Il me semble entrevoir dans quelqu’une de vos précédentes lettres que votre confiance pour Salicetti<sup>[^2]</sup> diminue tout à fait. Je ne puis rien concevoir de plus désastreux pour vous que vous aliéner un homme aussi important. Rœderer<sup>[^3]</sup> est de la race des hommes qui perdent toujours ceux auxquels il est attaché. Serait-ce défaut de tact, serait-ce malheur ? Peu importe. Salicetti est de ceux qui réussissent toujours. Salicetti est fort aimé à Naples par tous les Français, et il n’est pas un de vos amis qui ne détestent Rœderer. Il est à Naples ce qu’il est à Paris ; sans crédit, dans aucun parti, homme d’aucun conseil, d’aucun tact, dont j’estime d’ailleurs plusieurs bonnes qualités, mais dont, comme politique, je ne fais aucun cas.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napole</h3><p><br/> </p> [^1]: Reynier commande le corps d’armée de Calabre et s’est emparé de Scilla, puis du fort évacué par les Anglais le 17 février. Voir CG8-17213 et 17286. [^2]: Ministre de la Police générale et de la Guerre. [^3]: Ministre des Finances. [^4]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 11. [C 13610]</body>
auteurs
lieu