CG8-17213.md

identifiantCG8-17213.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/02/17 00:00
titreNapoléon à Joseph, roi de Naples
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17213. - </b>À Joseph, roi de Naples</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 17 février 1808</h2><p>Mon frère, je suis indigné comme vous de la capitulation du général Reynier<sup>[^1]</sup>. C’est pour une circonstance pareille que j’ai mis de côté le maréchal Brune. Je ne suis pas moins mécontent des clauses de la capitulation. Pourquoi laisser retourner les Siciliens en Sicile ? Pourquoi ces communications et ces parlementages [<i>sic</i>] ? Vous ne devez pas les souffrir ; mais dans le moment actuel, où mes escadres sont en mouvement, et qu’on peut d’un moment à l’autre passer en Sicile, mon opinion est qu’il faut attendre. Quant à Cavaignac<sup>[^2]</sup>, je ne puis supposer que ce soit autre chose qu’un oubli ; ce serait trop bête de sa part. Je vous ai fait connaître que mon escadre était partie le 10 février ; il ne serait pas impossible que le 20 elle fût arrivée à Corfou, et que le 25 ou le 30 l’amiral Ganteaume pût paraître devant Reggio, débarquer mes troupes entre Catane et Messine, s’emparer de Messine et même de Catane, bloquer les forts, et enlever le Phare<sup>[^3]</sup>. Cette opération pourrait être faite d’autant mieux, que l’amiral Ganteaume menacerait par la Syracuse, ce qui intriguerait beaucoup les Anglais. Du moment que vous serez instruit de ses projets, vous ferez appuyer le général Saligny sur Reynier, ce qui mettra à la disposition de celui-ci un corps de 12 000 hommes ; et alors vous mettriez sur-le-champ en mouvement un autre corps de 4 à 5 000 hommes, pour occuper Reggio et Scilla. Les prisonniers anglais faits à Reggio devraient vous donner des renseignements sur les troupes qui sont en Sicile, surtout sur les troupes anglaises. Vous n’en dites rien dans votre lettre. Y en a-t-il beaucoup à Messine ? Toutes les nouvelles sont que les coups de vent qui ont régné dans vos mers depuis le commencement du mois ont dispersé l’expédition anglaise, et rien ne porte à penser que les troupes aient été remplacées en Sicile. Je sais même que l’on critique à Londres sur le peu de troupes qu’il y a dans cette île importante.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nap</h3> [^1]: <span></span> L’acte de capitulation de Scilla (9 février) fait référence à l’Empereur Napoléon et non au Roi Joseph. Le maréchal Brune avait été disgracié (octobre 1807) pour un motif semblable de protocole dans l’acte de capitulation de Stralsund. Voir le vol. 7 de la <i>Correspondance générale</i>. [^2]: <span></span> Selon Joseph, ce général aurait eu « <i>la bassesse</i> » de dissimuler son titre d’écuyer du Roi. Il est à noter que le général Jacques Cavaignac s’était emparé de Reggio le 2 février et qu’ensuite il était parvenu à débarquer en Sicile. Mais n’étant nullement soutenu, il avait dû rembarquer pour la Calabre. [^3]: Voir CG8-17191. [^4]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 11.</body>
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