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CG8-17111.md| identifiant | CG8-17111.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/01/30 00:00 |
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| titre | Napoléon à Daru, intendant général de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17111. - </b>À Daru, intendant général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 30 janvier 1808</h2><p>Monsieur
Daru, j’ai écrit au roi de Westphalie<sup>[^1]</sup>
sur les domaines ; je vous envoie copie de ma lettre pour que
vous voyiez bien la situation de la question. Vous verrez que je ne
me réduit qu’à 6 millions, afin que la concession et la réduction
finale à 4 millions soit le nœud de la négociation et votre
secret. Vous laisserez soupçonner au roi que je pourrais bien ne pas
ratifier cet article. Dès lors, ayez soin que tout soit bien clair
et bien déterminé. Les bois, les mines, les salines, les magasins
de toute espèce donnent lieu à des discussions. Tous les magasins,
établissements de mines, etc., depuis le 1<sup>er</sup> octobre,
m’appartiennent, ainsi que leurs dotations. Vous pouvez transiger
pour des sommes, pour les coupes de bois, produits de salines, etc.,
cela entre dans les revenus du pays du moment où je suis entré en
possession. Les magasins de blé et autres denrées, les magasins
d’habillement, doivent, il me semble, être gardés ; ils me
sont utiles, surtout ceux de Magdeburg. Pour l’artillerie, le
principe dont il faut partir est que tout est à moi. Je verrai,
après, ce que je vendrai au Roi, par une convention qui sera faite
avec le commandant de l’artillerie<sup>[^2]</sup>.</p><p>Le
Roi doit 1 800 000 francs à la Caisse d’amortissement. Je
n’ai point répondu à la proposition qu’il a faite de les faire
payer à Kassel, parce que cela est ridicule. La Caisse
d’amortissement perdrait par le change 20 pour 100, et ne peut
consentir à cet arrangement. Les affaires se font comme doivent se
faire les affaires, et on ne peut pas en proposer une où il y ait à
perdre pour aucune partie.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Np</h3><p><br/>
</p><p><i>P.S.</i>
il est inutile de laisser voir au roi de Westphalie que je vous ai
envoyé copie de la lettre que je lui écris.<sup>[^3]</sup></p>
[^1]: Voir plus bas les lettres à Jérôme.
[^2]: Songis.
[^3]: Expédition, Archives nationales, fonds Daru, 138 AP 26.</body> |
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