CG8-16973.md

identifiantCG8-16973.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/01/10 00:00
titreNapoléon à Charles IV, roi d’Espagne
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 16973. - </b>À Charles IV, roi d’Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 10 janvier 1808</h2><p>Je me trouvais en Italie lorsque j’ai reçu la lettre de Votre Majesté, du 18 novembre, par laquelle elle me fait connaître son désir de consolider les liens des deux États en unissant le prince des Asturies à une princesse de France<sup>[^1]</sup>. Je partage les sentiments de Votre Majesté ; je consens volontiers à cette alliance. Mais Votre Majesté doit comprendre qu’il n’est aucun homme d’honneur qui voulût s’allier à un fils déshonoré par sa déclaration<sup>[^2]</sup>, sans avoir l’assurance qu’il a réacquis toutes ses bonnes grâces. Votre Majesté ne doute pas de mon désir de dissiper toutes les difficultés et les nuages qui se sont élevés entre elle et moi, afin que, de concert, nous puissions de nouveau prendre toutes les mesures nécessaires pour soumettre nos plus implacables ennemis.<sup>[^3]</sup></p> [^1]: On doit souligner ici l’important décalage entre la demande du roi et la réponse évasive de Napoléon qui avait envisagé de satisfaire cette union de Ferdinand avec Charlotte, fille de Lucien Bonaparte née de son premier mariage avec Christine Boyer. [^2]: Napoléon veut sans doute parler de la scène du 29 octobre 1807 à l'Escorial, au cours de laquelle Ferdinand fut mis aux arrêts par son père et passa aux aveux après la découverte de ses papiers : représentations au roi et à la reine rédigées par le chanoine Escoiquiz en mars 1807 et la lettre du 28 mai 1807, également d'Escoiquiz. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 875, janvier 1808, n° 27. [C 13443]</body>