CG7-16825.md

identifiantCG7-16825.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/11/23 00:00
titreNapoléon à Montalivet, directeur général des ponts et chaussées
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 16825. - </b>À Montalivet, directeur général des ponts et chaussées</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 23 novembre 1807</h2><p>Monsieur Montalivet, je désire que vous me fassiez un rapport, que vous me proposiez un projet de décret et que vous prépariez les moyens nécessaires pour arriver aux résultats suivants :</p><p>1<sup>o</sup> Établir au Montcenis une commune composée de trois hameaux, dont un serait placé au couvent, un à la Ramasse, un à la Grande-Croix. L’église du couvent serait la paroisse de cette commune ; les moines, les curés, et son territoire serait composé d’une partie de celui des communes de Lans-le-Bourg, la Ferrière et Novalèse.</p><p>2<sup>o</sup> Établir des cantonniers le long de la route, c’est-à-dire depuis la moitié de la montée à une bonne lieue de Lans-le-Bourg jusqu’à Saint-Martin. Il y aurait un cantonnier pour chaque 300 toises. Dans la campagne prochaine on leur construirait de petites maisons qui ne coûteront pas plus de 2 000 francs. Ils seraient sous les ordres de trois chefs placés à la Ramasse, au couvent et à la Grande-Croix ; ce qui ferait trois escouades de cantonniers qui auraient un traitement fixe. Ils seraient chargés de déblayer les neiges et d’entretenir la route. Ces cantonniers auraient la permission de tenir cabaret avec un privilège.</p><p>Comme je dépense au moins 12 000 francs par an pour nettoyer les neiges du mont Cenis, avec la moitié de cette somme je pourrai entretenir le Montcenis ; ce moyen sera fort avantageux.</p><p>Les habitants de la Ferrière et de Novalèse seront très propres à occuper ces places, qui deviendront l’objet de leur ambition. Ils dépendront de la commune du Montcenis. Mon intention est que les habitants qui habiteront le Montcenis pendant l’hiver soient exempts de contributions, non seulement pour les biens qu’ils auraient dans cette commune, mais aussi pour ceux qu’ils auraient dans d’autres.</p><p>3<sup>o</sup> Mon intention est que la poste qui est actuellement près du couvent soit placée plus près de la Ramasse, du côté de Lans-le-Bourg ; qu’une seconde soit établie à la Grande-Croix ; ce qui fera trois postes pour le passage du Montcenis. Il faut que ces postes aient les privilèges nécessaires pour qu’elles puissent faire grandement le service.</p><p>4<sup>o</sup> Enfin qu’il soit établi une église au couvent pour servir à toute la commune du Montcenis, et une caserne attenant au couvent, capable de contenir 600 hommes dans des lits, et de la place pour en contenir autant cantonnés sur de la paille. Faites établir également dans l’enceinte du couvent une petite caserne avec des prisons<sup>[^1]</sup> pour deux brigades de gendarmerie et une écurie pour trente chevaux. Mais que tout cela ne soit pas bâti comme cela le serait à Paris, mais de la manière dont les habitants bâtissent dans les montagnes, de manière que cela ne soit pas trop coûteux.<sup>[^2]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.64cm">Napoléon</p> [^1]: La mention « avec des prisons » est absente de la minute (Archives nationales, AF IV 874, novembre 1807, n° 148). [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 13366, d’après l’expédition communiquée par le baron Ernouf.</body>