| identifiant | CG1-0568.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1796/05/04 00:00 |
| titre | Napoléon au général Pelletier |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 568. - </b>Au général Pelletier[^1]</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Tortone, 15 floréal an IV [4 mai 1796]</h2><p><br/> </p><p>Vous resterez, général, à Serravalle jusqu’à nouvel ordre. Vous empêcherez qu’il n’arrive de nouvelles troupes dans le fort. Vous mettrez à contribution les fiefs impériaux, et vous prendrez vos mesures pour que dans quarante-huit heures vous ayez :</p><p>1<sup>o</sup> 250 000 francs de contributions, qui seront payées par les seigneurs ;</p><p>2<sup>o</sup> 200 bêtes à cornes ;</p><p>3<sup>o</sup> 200 mulets à bât.</p><p>Je vous envoie un inspecteur des charrois et viandes pour diriger le produit de ces contributions sur Tortone.</p><p>Vous imposerez le seigneur d’Arquata à 50 000 livres. À défaut de payement de cette somme, vous raserez sa maison et dévasterez ses biens[^2] ; c’est un oligarque furibond, ennemi de la France et de l’armée.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote508anc" name="sdfootnote508sym">0</a>Louis Pelletier (1754-1843), général de brigade en 1794, rejoint l’armée d’Italie l’année suivante. [^2]: Arquata (aujourd’hui Arquata Scrivia) était le chef-lieu d’un fief impérial mitoyen de la République de Gênes. Le château du marquis de Spinola, chef de file du parti anti-français, fut effectivement rasé par les soldats de Lannes. Un certain nombre d’agitateurs, dont les bandes avaient massacré plus d’une centaine de militaires français, furent fusillés et la ville dut livrer deux otages en gage de la tranquillité publique. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 324, d’après le dépôt de la Guerre.</body> |