CG7-16391.md

identifiantCG7-16391.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/09/16 00:00
titreNapoléon au général Savary, en mission À Saint-Pétersbourg
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 16391. - </b>Au général Savary, en mission À Saint-Pétersbourg</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rambouillet, 16 septembre 1807</h2><p>[…] Nous étions convenus qu’au 1<sup>er</sup> novembre la Russie déclarerait la guerre à l’Angleterre. Quand bien même il n’y aurait pas ce motif, l’atroce expédition de Copenhague suffirait seule pour l’y déterminer. </p><p>Ainsi, le prompt renvoi du ministre d’Angleterre qui est à Saint-Pétersbourg<sup>[^1]</sup>, le rappel du ministre russe qui est à Londres<sup>[^2]</sup>, et l’embargo sur les marchandises anglaises sont les mesures dictées impérieusement par les circonstances. </p><p>Qu’en même temps les Anglais soient chassés de la Suède. Il n’y a que la Russie qui peut le faire. </p><p>Sollicitez donc l’empereur Alexandre de parler ferme à cette puissance et qu’il en soit obéi ; alors toute l’opération dans le Nord deviendra facile. Les Anglais n’attendront peut-être pas ce moment. Leur expulsion du continent en frappant leur industrie d’un coup mortel, leur fera enfin désirer la paix. À présent ils la dédaignent, leur réponse aux ouvertures de l’empereur Alexandre est évidemment un refus, surtout en l’expliquant par la mesure contre le Danemark, arrêtée dans le même moment. Ainsi, la même main signait en même temps cette réponse évasive et l’ordre d’incendier Copenhague. Le ministère anglais disait assez clairement qu’il voulait encore tenter les hasards de la guerre. […]<sup>[^3]</sup></p> [^1]: Lord Gower, secondé par le colonel Wilson. [^2]: Maximilian von Alopeus. [^3]: <span></span> Alexandre Polovtsoff, « La mission du général Savary à Saint-Pétersbourg, sa correspondance avec l’empereur Napoléon et les ministres des Relations extérieures, 1807 », in <i>Recueil de la société impériale historique russe</i>, 1892, annexes n° II, p. 157. Il s’agit d’un extrait.</body>