CG1-0530.md

identifiantCG1-0530.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1796/04/26 00:00
titreNapoléon au Directoire exécutif
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 530. - </b>Au Directoire exécutif</h1><p style="background: #ffffff"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Cherasco, 7 floréal an IV [26 avril 1796]</h2><p><br/> </p><p>[...][^1]. Je vous fis passer hier, par mon frère Joseph, que je vous ai expédié, la lettre du général Colli et la réponse que je lui ai faite. Pour aller au-devant du courrier qu’il attend de Turin, je me suis emparé de Cherasco et je l’ai chassé de Fossano.</p><p>Je suis fort inquiet de savoir si ma réponse est conforme à vos intentions.</p><p>Si nous pouvons avoir paix ou trêve aux conditions que j’ai demandées, avant l’ouverture de la campagne j’irai dans le Tyrol donner la main à l’armée du Rhin et porter la guerre dans la Bavière. Quant à Gênes, vous serez les maîtres de prescrire ce que vous voulez qu’on fasse. Il serait bon, pour l’exemple, que vous exigiez de ces messieurs quelques millions ; ils se sont conduits d’une manière horrible à notre égard.</p><p>Tout va bien. Le pillage est moins fort. Cette première soif d’une armée manquant de tout s’étanche. Les malheureux sont excusables ; après avoir soupiré trois ans du sommet des Alpes, ils arrivent à la terre promise, et ils en veulent goûter. J’en ai fait fusiller trois et mettre six à la pioche au-delà du Var.</p><p>Je marche demain pour ouvrir les postes de l’armée des Alpes ; j’espère qu’elle a été prévenue de tenir 6000 hommes à ma disposition ou prêts à entrer par Château-Dauphin[^2].</p><p>Aujourd’hui j’ai fait partir une colonne pour tourner le col de Tende, faire ma réunion avec Nice, et ménager une nouvelle communication.</p><p>Vous trouverez ci-joint la proclamation que j’ai fait imprimer à Mondovi[^3]. J’espère qu’elle sera conforme à vos intentions. On fusille demain des soldats et un caporal qui ont volé des vases dans une église. Dans trois jours, la discipline sera sévèrement établie, et l’Italie étonnée admirera la sagesse de notre armée autant qu’elle admire son courage. Cela me coûte infiniment de peine et me fait passer de très mauvais moments ; il a été commis des horreurs qui me font frémir : heureusement que l’armée piémontaise, en battant en retraite, en a fait de pires encore.</p><p>Ce beau pays, garanti du pillage, nous offrira des ressources considérables ; la seule province de Mondovi nous donnera un million de contributions.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Nous n’avons pu retrouver le début de cette lettre. [^2]: Près de Biançon. [^3]: <span></span>Publiée dans la<i>Correspondance </i>(n° 234) d’après le<i>Moniteur</i>de l’an IV. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 233, d’après la collection Napoléon.</body>
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