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CG7-16050.md| identifiant | CG7-16050.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/07/22 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Clarke, gouverneur de Berlin et de la Prusse |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 16050. - </b>Au général Clarke, gouverneur de Berlin et de la Prusse</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 22 juillet 1807</h2><p>Monsieur le général Clarke, je reçois votre
lettre du 20. Je pars dans trois heures pour Paris. Ainsi, désormais,
c’est là où il faut m’adresser vos lettres.</p><p>Des députés de Berlin et de la Marche de
Brandebourg sont venus hier chez moi ; je les ai reçus devant
La Bouillerie ; je leur ai dit qu’ils devaient partir du
principe que tout ce qu’ils avaient fourni en conséquence de mes
décrets, sous la clause spéciale que les fournitures seraient
retenues sur la contribution, entrerait en compte de ladite
contribution ; mais que tout ce qui aurait été fourni pour
nourrir l’armée à ses différents passages n’y serait point
compris. Il faut donc que M. Estève ne perde pas un moment,</p><p>1<sup>o</sup> À dresser les états de toutes les
contributions imposées sur les provinces prussiennes restant sur la
rive droite de l’Elbe, en faisant une nouvelle répartition de la
province de Magdeburg et distinguant ce qui est sur la rive droite et
ce qui est sur la rive gauche ; également pour la vieille
Marche ;</p><p>2<sup>o</sup> Me faire connaître tout ce qui a
été reçu en argent (ne recevoir, bien entendu, les papiers qui
seront donnés qu’avec la différence de l’escompte, c’est-à-dire
pour ce qu’ils me rendront réellement).</p><p>3<sup>o</sup> Faire l’état de tout ce qui a été
fourni en habits et autres objets en conséquence de décrets où il
aurait été dit expressément que les fournitures seront portées en
compte sur la contribution.</p><p>Quant à ces fournitures, dites à M. Lambert<sup>[^1]</sup>
qu’il a là une grande responsabilité, que je suivrai avec
beaucoup d’attention et que j’enverrai de Paris des commissions
d’hommes affidés pour vérifier cette comptabilité ; et que,
s’il y avait des fournitures acceptées qui n’eussent pas été
faites, il en serait grandement responsable. Ces messieurs, par
exemple, m’ont dit qu’ils avaient fourni 800 000 boisseaux
d’avoine, ce qui me paraît une chose fort extraordinaire.</p><p>Il faut ensuite que M. Estève s’occupe des
contributions ordinaires ; il m’est dû près d’un an. Je
n’ai pas reçu la sixième partie de ce que j’ai à recevoir.</p><p>Je pense que les deux comptes réunis, tant pour
votre gouvernement que pour la Silésie, doivent former une somme de
plus de 120 millions. Cela fait, il ne s’agira plus que de
prendre des arrangements avec le roi de Prusse pour le paiement de
cette somme. Faites payer aux provinces tout ce qu’elles peuvent.
Le plénipotentiaire du roi vous arrive à Berlin. J’y envoie M.
Daru pour traiter en mon nom. Si l’on peut faire monter cette
somme<sup>[^2]</sup>
à 200 millions, tant mieux. Dès que le roi de Prusse aura
signé la reconnaissance de cette dette, il me donnera des sûretés
pour ce qui ne pourra pas être payé.</p><p>J’écris au maréchal Brune d’envoyer Blücher
à Kolberg. Je n’ai pas été bien content de ce M. Bremond<sup>[^3]</sup>
dans le Mecklembourg. C’est au maréchal Brune à se faire fournir
des vivres du Mecklembourg d’autant plus que mes troupes doivent
rester à Rostock et aux environs. Du reste vous ne devez rien
changer dans votre gouvernement, tout doit rester tranquille. Un
autre objet dont vous devez vous occuper sans retard, c’est de
suspendre toutes les fournitures qui doivent être faites acompte des
contributions en draps, en chevaux, etc. et en blé pour l’armée
qui est en Pologne. Vous devez contremander tout cela sans délai. Je
désire que vous me fassiez connaître les différents commentaires
qu’on fait sur le traité de paix<sup>[^4]</sup>.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3>
[^1]: Ordonnateur en chef à Berlin.
[^2]: La minute (Archives nationales, AF IV 874, juillet 1807, n° 97) porte : « la dette ».
[^3]: L’intendant de la province.
[^4]: <span></span> Ce paragraphe est absent de la <i>Correspondance</i> n° 12939 (d’après la copie communiquée par le comte Daru).
[^5]: Expédition, collection privée.</body> |
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