CG7-16020.md

identifiantCG7-16020.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/07/18 00:00
titreNapoléon au général Clarke, gouverneur de Berlin et de la Prusse
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 16020. - </b>Au général Clarke, gouverneur de Berlin et de la Prusse</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 18 juillet 1807</h2><p>Monsieur le général Clarke, je suppose que vous avez envoyé le 10<sup>e</sup> provisoire de cavalerie au maréchal Brune. Vous ne tarderez pas sans doute à me donner des nouvelles de ce qu’il aura fait le 13<sup>[^1]</sup>.</p><p>M. de Talleyrand a dû vous envoyer le traité de paix et la convention qu’a faite le maréchal Berthier pour l’évacuation du pays. Vous aurez vu que toutes les contributions ordinaires et extraordinaires doivent être payées rigoureusement. Mon intention est de ne pas évacuer que l’argent de la contribution ne soit rentré. Je n’entends pas que l’on diminue ce qui m’est dû sous prétexte de fournitures. Il ne doit être imputé sur les contributions que les fournitures qui ont été faites par décrets, et lorsqu’elles auront été spécifiées imputables sur la contribution extraordinaire.<sup>[^2]</sup> Il faut que les comptes en soient arrêtés et que tout soit payé<sup>[^3]</sup> jusqu’au dernier sol. Les revenus courants seront pris acompte de ce qui est dû sur l’arriéré. J’estime que, ces deux comptes réunis, votre gouvernement doit encore quatre-vingts millions. Il faut que ces quatre-vingts millions soient payés avant que j’évacue.</p><p>La Bouillerie n’est pas encore arrivé.</p><p>Je vous prie d’être très rigoureux sur le compte des contributions, tant ordinaires qu’extraordinaires. Ce serait une grande duperie, après avoir traité si avantageusement le roi de Prusse, de lui faire encore cadeau de cet argent, d’autant plus qu’il donnera des sûretés pour ce qu’il ne pourra payer. Je m’en rapporte là-dessus à votre zèle et à votre activité. Il y a des chantiers de bois à Küstrin ; il y a dans d’autres endroits des magasins de toute espèce qui sont au profit de l’armée : il faut qu’il en soit tenu bon compte.</p><p>Il avait été ordonné par l’intendant général<sup>[^4]</sup> de verser du blé et de l’avoine acompte sur la contribution : vous contremanderez cela, vu que j’aime mieux être payé en argent, et que mes magasins sont suffisamment fournis. Je vous recommande fort tous ces intérêts.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napole</h3> [^1]: Le 13 juillet, les troupes de Brune ont pénétré en Poméranie suédoise ; avec, à la gauche du dispositif les divisions Molitor et Boudet, au centre la division Loison et sur la droite la division Grandjean. [^2]: Ces deux phrases sont autographes dans la minute (Archives nationales, AF IV 874, juillet 1807, n° 79). Napoléon a biffé : « représenté par les derniers imputables sur ladite contribution que j’ai accepté par un décret que les revenus de la Prusse depuis dix mois me soient soldés ; comme la ville de Berlin ne paye pas, elle doit me devoir considérablement ». [^3]: Le passage « et que tout soit payé » est autographe. Napoléon a biffé : « qu’elle paye ». [^4]: Daru. [^5]: <span></span> Copie d’expédition, S.H.D., GR, 17 C 320 (minute, Archives nationales, AF IV 874, juillet 1807, n° 79). Extrait [catalogue de vente], <i>Lettres autographes : Manuscrits et documents</i>, Nouveau Drouot, 22 mai 1986, n<sup>o</sup> 157.</body>