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CG7-15982.md| identifiant | CG7-15982.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/07/07 00:00 |
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| titre | Napoléon à Joséphine |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 15982. - </b>À Joséphine</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Tilsit, 7 juillet 1807</h2><p>Mon amie, la reine de Prusse a dîné hier chez
moi. J’ai eu à me défendre de ce qu’elle voulait m’obliger à
faire encore quelques concessions à son mari<sup>[^1]</sup> :
mais j’ai été galant et me suis tenu à ma politique. Elle est
fort aimable. Nisas<sup>[^2]</sup>
te donnera les détails qu’il me serait impossible de te donner
sans être bien long. Quand tu liras cette lettre, la paix avec la
Prusse et la Russie sera conclue et Jérôme reconnu roi de
Westphalie avec trois millions de population. Tout cela pour toi
seule.</p><p>Adieu, mon amie ; je t’aime et veux te
savoir contente et gaie.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>N</i></h3>
[^1]: Frédéric Guillaume III. C’est au cours de ce dîner que Louise aurait proposé à Napoléon d’échanger la place de Magdebourg contre une rose.
[^2]: Carrion de Nisas.
[^3]: <span></span> Expédition autographe, Archives nationales, 400 AP 6, vol. II, n<sup>o</sup> 139, publiée par Chantal de Tourtier-Bonazzi, présentée par Jean Tulard, <i>Napoléon, Lettres d’amour à Joséphine</i>, Fayard, 1981, p. 300, n° 178. Las Cases dans <i>Le Mémorial de
Sainte-Hélène </i>(éd. par M. Dunan, Paris, 1951, t. 1, 18-19 décembre 1815, p. 306) donne une autre version de cette lettre : « La reine de Prusse est réellement charmante ; elle est pleine de coquetterie pour moi ; mais n’en sois pas jalouse ; je suis une toile cirée sur laquelle tout cela ne fait que glisser. Il m’en coûterait trop cher pour faire le galant. » Le compagnon de l’Empereur aurait reproduit de mémoire ces quelques lignes que lui aurait montrées l’impératrice Joséphine à l’époque du traité de Tilsit.</body> |
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