CG7-15847.md

identifiantCG7-15847.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/06/06 00:00
titreNapoléon au maréchal Davout, commandant le 3e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 15847. - </b>Au maréchal Davout, commandant le 3<sup>e</sup> corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Finkenstein, 6 juin 1807, 8 heures du soir</h2><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, l'ennemi a été repoussé hier devant le prince de Pontecorvo<sup>[^1]</sup> et devant le maréchal Soult, il a alors pris le parti de se dégarnir devant eux pour se porter avec plus de forces sur les maréchal Ney. Le maréchal Ney est vis-à-vis Deppen. Le prince de Pontecorvo et le maréchal Soult occupent encore leurs têtes de pont ordinaires<sup>[^2]</sup>. Dans cette situation de choses, vous comprenez facilement qu'il est bien urgent que vous soyez réunis à Osterode avec toutes vos forces et les deux divisions de dragons, à la rencontre desquelles il faut envoyer, et que vous puissiez appuyer ainsi la droite du maréchal Ney.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Que fera l'ennemi ? Continuera-t-il à marcher sur Allenstein, quand nous occupons encore Deppen et Liebstadt ? Tout cela peut donner lieu à des événements forts singuliers. Toute ma cavalerie et mon infanterie de réserve se réunissent à Saalfeld et Mohrungen ; moi-même je serai à Saalfeld dans une heure, bien désireux d'avoir de vos nouvelles deux ou trois fois dans la nuit, s'il est possible. Il ne faut rien laisser à Allenstein et faire tout évacuer sur Marienwerder, car c'est par Marienwerder, Marienburg et Dantzig qu'est ma ligne d'opération. L'ennemi manœuvre comme si ma ligne était sur <i>Thorn</i><sup>[^3]</sup>.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Vous aurez choisi des positions à Osterode, qui en offre de si avantageuses, pour retenir l'ennemi s'il avance jusque-là. Vous êtes l'extrémité de ma droite ; jusqu'à cette heure mon intention est de pivoter sur vous. Je compte sur le courage de votre corps d'armée et sur votre fermeté ; mais beaucoup de canons et de bonnes positions, afin, à tout événement, de gagner tout le temps possible.</font></p><p style="font-variant: normal"><br/> </p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt"><i>Je n'entends pas</i><sup>[^4]</sup><i>, par cette lettre, rien contremander à l'ordre que vous avez de soutenir Alt-Ramten ; c'est la tête d'Osterode.</i><sup><i>[^5]</i></sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3> [^1]: Bernadotte. Voir CG7-15831, 15837 et 15840. [^2]: Spanden et Lomitten sur la Passarge. [^3]: <span></span> Ce mot est autographe. Présent dans la minute (Archives nationales, AF IV 873, juin 1807, n° 44). [^4]: <span></span> La <i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 12741, d’après l’expédition communiquée par la maréchale princesse d’Eckmühl, omet : « pas » [^5]: Expédition, Archives nationales, 398 Mi 1 [384 AP 251-252 : fonds Suchet d’Albufera]</body>