| identifiant | CG7-15845.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/06/06 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Clarke, gouverneur de Berlin et de la Prusse |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 15845. - </b>Au général Clarke, gouverneur de Berlin et de la Prusse</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Finkenstein, 6 juin 1807, 6 heures du matin</h2><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur
le général Clarke, les deux armées sont en manœuvres. L'ennemi
s'est mis en mouvement. Hier 5, à six heures du matin, on a attaqué
la tête de pont de Spanden sur la Passarge, que défendait la
brigade du général Frère<sup>[^1]</sup>.
Cinq régiments russes, revenus trois fois à l'assaut, ont été
constamment repoussés et ont laissé 5 à 600 morts dans les
abattis. Le prince de Pontecorvo, qui, de derrière, observait la
position de l'ennemi, a reçu une balle au cou, qui l'a frappé
légèrement.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Au
même moment, l'ennemi a attaqué la tête de pont de Spassenheim<sup>[^2]</sup>,
que défendait le général Ferey<sup>[^3]</sup>,
du corps du maréchal Soult. L'ennemi est venu deux fois à l'assaut
et a laissé 1 500 morts dans les abattis. Plusieurs colonels
russes sont restés prisonniers entre nos mains.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Le
maréchal Ney a été attaqué au même moment ; toutes les fois
que l'ennemi a voulu monter à ses positions, il a été repoussé
avec une énorme perte ; et, conformément à mes dispositions
générales, ce maréchal s'est porté sur la Passarge, à Deppen, du
moment qu'il a été assuré que l'ennemi avait toutes ses forces en
mouvement. Mes réserves sont en marche, et, quand vous lirez ceci,
de grands événements auront eu lieu.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je
vous instruis de tous ces détails, qui ne sont pas bons à faire
connaître, pour que, s'il arrivait de faux bruits, vous puissiez les
repousser. Cependant lorsque cela commencera à percer dans le public
de Berlin, vous pourrez faire insérer ces détails dans les
journaux, sous le titre d’une lettre particulière écrite de Thorn
ou de Dantzig. Mais, tant qu'on ne saura rien, il vaut beaucoup mieux
que l'on apprenne que tout est fini en même temps que l'on saura que
cela a été commencé.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Communiquez
cette lettre au ministre de la Police<sup>[^4]</sup> ;
toute autre confidence est inutile. Vous pouvez du reste être sans
inquiétude. Il paraît que l'ennemi ne sait ce qu'il fait, puisque,
après avoir laissé prendre Dantzig, il s'enfourne sous des
positions retranchées.<sup>[^5]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: <span></span> Commande la 1<sup>ère</sup> brigade de la 3<sup>e</sup> division (Villatte) du 1<sup>er</sup> corps. Voir CG7-15831.
[^2]: À Lomitten.
[^3]: <span></span> Commande la 3<sup>e</sup> brigade de la 2<sup>e</sup> division (Carra Saint-Cyr) au 4<sup>e</sup> corps. Voir CG7-15840.
[^4]: Voir CG7-15848.
[^5]: <span></span> Expédition, collection privée. Une même lettre a été adressée à Cambacérès (<i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i>
publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 12732, d’après l’expédition communiquée par le duc de Cambacérès (minute, Archives nationales, AF IV 873, juin 1807, n° 37). L’expédition a omis : « Mais, tant qu'on ne saura rien, il vaut beaucoup mieux que l'on apprenne que tout est fini en même temps que l'on saura que cela a été commencé. Communiquez cette lettre au ministre de la Police ; toute autre confidence est inutile. ».</body> |
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