| identifiant | CG7-15583.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/05/08 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Clarke, gouverneur de Berlin et de la Prusse |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 15583. - </b>Au général Clarke, gouverneur de Berlin et de la Prusse</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Elbing, 8 mai 1807</h2><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur
le général Clarke, j’ai reçu vos lettres du 4 mai<sup>[^1]</sup>.
Le 1<sup>er</sup> bataillon provisoire de Magdeburg arrive le 13 mai.
Il est fort de 1 400 hommes<sup>[^2]</sup>.
Le 15 mai, arrivera le 2<sup>e</sup> bataillon<sup>[^3]</sup>
; ainsi voilà Magdeburg en sûreté. Votre affaire actuellement est
de veiller à ce qu'on habille promptement ces hommes. J'ai nommé le
général Levasseur<sup>[^4]</sup>,
qui a été blessé, pour commander ce régiment, l'inspecter et
veiller à son instruction. Je ne saurais donc trop vous recommander
de ne rien laisser à Magdeburg et de tout faire filer.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je
pense<sup>[^5]</sup>
que Dantzig sera pris avant le 20 mai. L'herbe commence à pousser.
Il n'est pas impossible que dans la première quinzaine de juin, je
ne frappe de grands coups. Vous sentez donc l'importance que je sois
le plus fort possible. Je viens de passer la revue de 18 000 hommes
de cavalerie dans la plaine d'Elbing. J'en ai été très satisfait.
Jamais je n'ai vu la cavalerie en si bon état.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je
vous réitère encore de ne rien retenir et de tout faire partir.
Vous n'avez plus rien à craindre des partisans, tous mes derrières
sont systématisés et régularisés. Étudiez où vous avez envoyé
les différents détachements de cavalerie, où il peut y en avoir,
et prenez toutes les mesures pour les faire revenir. Avec les
divisions Boudet et Molitor, arrive un millier de chevaux des
régiments qui ont leurs dépôts en Italie. Donnez ordre qu'ils se
dirigent sur-le-champ sur Potsdam. Écrivez au gouverneur et à
l'intendant de Mecklenburg<sup>[^6]</sup>
pour activer la levée des chevaux, afin qu'il y ait le moins de
monde possible aux dépôts ; et que l’on puisse changer dans les
détachements qui arrivent de France, les chevaux fatigués et en
donner de meilleurs.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Sur
la rive droite de la Vistule, sous Dantzig, il y a un canal qui
revient et forme une île. L'ennemi avait conservé cette île, qui
était gardée par 1 000 Russes, dont 400 ont été égorgés et 600
ont été pris<sup>[^7]</sup>.
À cette occasion on a pris 17 pièces de canon et toutes les
redoutes. Nous nous sommes logés dans le chemin couvert. Le siège
avance et va aussi bien que possible.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je
reçois votre lettre du 4 à minuit ; je ne conçois rien à tous ces
retardements qu’éprouve la gravure des planches de la bataille
d'Eylau<sup>[^8]</sup>.
Prenez toutes les mesures pour les faire paraître au plus tôt.
C'est un objet de circonstance qu'il est très bon de faire paraître
sans délai.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Vous
me dites bien que le 1<sup>er</sup> régiment provisoire de cavalerie
est parti le 5, mais vous ne me dites pas que le 2<sup>e</sup> le
soit. Il ne faut plus aujourd’hui une heure de retardement, surtout
pour la cavalerie. Je vois dans l’état de la place que le 12<sup>e</sup>
provisoire était encore à Berlin le 4<sup>[^9]</sup>.
J'espère qu'il en sera parti avant la réception de cette lettre.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Écrivez
au gouverneur de Hameln<sup>[^10]</sup>
pour qu'il prépare ses moyens d'habillement. Trois compagnies de son
bataillon de garnison doivent déjà lui être arrivées.<sup>[^11]</sup></font></p>
[^1]: Cette phrase ne figure pas dans la minute (Archives nationales, AF IV 873, mai 1807, n° 105).
[^2]: Dans la minute (Archives nationales, AF IV 873, mai 1807, n° 105) : « 400 hommes ».
[^3]: Dans la minute (Archives nationales, AF IV 873, mai 1807, n° 105) : « de même force ».
[^4]: Voir CG7-15445.
[^5]: Dans la minute (Archives nationales, AF IV 873, mai 1807, n° 105) : « J’espère ».
[^6]: Respectivement Gilbert de La Val et Brémond.
[^7]: L’île de Holm ; voir plus haut (n° 15582) la lettre à Cambacérès. Dans la minute (Archives nationales, AF IV 873, mai 1807, n° 105) : « parmi lesquels un grand nombre d'officiers ».
[^8]: Voir CG7-15332.
[^9]: Dans la minute (Archives nationales, AF IV 873, mai 1807, n° 105) : « Pourquoi ? ».
[^10]: Dorsner.
[^11]: Copie d’expédition, S.H.D., GR, 17 C 320.</body> |
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