CG7-15499.md

identifiantCG7-15499.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/05/02 00:00
titreNapoléon à Jérôme, commandant du 9e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 15499. - </b>À Jérôme, commandant du 9<sup>e</sup> corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Finkenstein, 2 mai 1807</h2><p style="text-indent: 1.25cm; font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je reçois votre lettre du 29 avril. Je suis fort surpris d'apprendre que le premier détachement de cuirassiers ne soit pas encore arrivé ; il devrait l'être depuis longtemps. Tout ce que vous me dites de vos dispositions serait bon, si elles avaient été calculées de manière à ce que vous fussiez arrivé contre l'ennemi dans la première demi-heure où il a attaqué.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm; font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Votre lettre, d'ailleurs, contient trop d'esprit. Il n'en faut point à la guerre. Il faut de l'exactitude, du caractère et de la simplicité. Dans l'ordre défensif, il faut réunir ses troupes, les tenir sur pied en bataille avant le jour, jusqu'à la rentrée des reconnaissances qu'on a envoyées sur tous les points.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm; font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Votre correspondance n'est jamais complète. Vous ne m'instruisez pas des raisons qui vous obligent à tenir 600 hommes à Schweidnitz et 400 hommes à Brieg. Je vous ai déjà fait connaître que 600 hommes dans Schweidnitz et 400 hommes dans Brieg seront égorgés si les habitants le veulent, et que, réunis dans un seul point, ils se défendraient mieux. Il me paraît que vous avez 1 000 hommes des dépôts français. Quels secours attendez-vous de ces 1 000 hommes, composés de soldats sans officiers, appartenant à différents régiments ? Tandis que, s'ils étaient à leurs régiments, ils y seraient de la plus grande utilité. Envoyez-moi l'état, par corps, de ces 1 000 hommes.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm; font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous ai mandé que je vous avais envoyé 1 400 autres hommes ; ils ne doivent pas être loin de Posen. Je désire beaucoup que vous m'envoyiez ces 2 800 hommes. Il est possible que j'aie une bataille, et 2 800 hommes de cavalerie ne me seraient point indifférents. Pour moi, ils valent plus que leur nombre, parce que mes corps s'en trouvent renforcés et y gagnent plus de moral. Si vous croyez avoir besoin de garder 200 dragons, j'y consens, mais pas un homme de plus, et, en réalité, vous n'en avez pas besoin. Vous avez assez de forces pour contenir l'ennemi qui est devant vous. Il résulte de votre état de situation du 23 avril que vous avez 15 300 hommes, dont 1 500 de cavalerie.</font></p><p style="text-indent: 0.64cm; font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Vous ne m'avez pas fait connaître l'issue de votre sommation de Neisse. Il paraît que vous n'aurez pas cette place si facilement. Il faudra ouvrir la tranchée et faire un siège en règle. Je ne connais pas bien votre situation. Faites-moi connaître, par le retour de votre aide de camp, les positions que vous occupez devant l'ennemi, les positions que vous occupez devant Neisse, devant Kosel, devant Glatz ; joignez-y un croquis sur grande dimension. Entrez dans des détails pour que je connaisse bien votre situation. Ceux qui vous disent qu'il y a 12 000 hommes dans Neisse font des contes ; tout porte à penser qu'il n'y en a pas 3 000.<sup>[^1]</sup></font></p><p style="font-variant: small-caps"><br/> </p> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 873, mai 1807, n° 28.</body>