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CG7-15461.md| identifiant | CG7-15461.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/04/29 00:00 |
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| titre | Napoléon à Frédéric-Guillaume III, roi de Prusse |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 15461. - </b>À Frédéric-Guillaume III, roi de Prusse</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Finkenstein, 29 avril 1807</h2><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur
mon frère, Votre Majesté me paraissait désirer que la paix
actuelle fût générale, honorable et solide. Mais serait-elle
générale si plusieurs des principaux États belligérants n’y
étaient pas compris et n’étaient pas appelés à défendre
eux-mêmes leurs intérêts ? Serait-elle honorable si, contre
la teneur des engagements les plus saints, elle séparait ceux qui
ont fait cause commune dans la guerre actuelle, tandis qu’elle
admet tous les alliés d’une des parties belligérantes ?
Serait-elle solide si l’existence, l’indépendance et les
rapports de plusieurs grandes puissances, à la fois continentales et
maritimes, qui se trouvent engagées dans la présente guerre,
n’étaient convenablement établis pour elles-mêmes et pour toute
l’Europe ? Les garanties, quelles qu’elles soient, ne
peuvent donner à la paix qu’un appui extérieur et fragile. Sa
solidité réelle repose sur la nature des stipulations, sur
l’harmonie réelle des rapports qu’elle établit.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">La
participation aux travaux de la paix, de l’Espagne, de la Porte
ottomane et des autres parties belligérantes, alliées de la France,
engagées dans la présente guerre, est non moins nécessaire que
juste. Je ne fais aucune difficulté d’admettre, ce que la France a
toujours regardé comme contraire aux premiers principes de sa
politique, l’Angleterre et la Russie à faire cause commune.
Pourquoi me refuserait-on la même chose avec la Turquie ? Je me
plais à espérer que Votre Majesté sera convaincue de la force des
motifs qui me guident ; et, en faisant admettre la participation
de toutes les puissances belligérantes, de part et d’autre, au
présent congrès, elle écartera le seul obstacle qui s’oppose
actuellement à l’ouverture des négociations dont Votre Majesté
espère, comme je veux aussi m’en flatter, la prompte fin de la
guerre et le retour de la paix et de l’harmonie dont tous les
peuples ont en réalité tant besoin<sup>[^1]</sup>.<sup>[^2]</sup></font></p>
[^1]: Voir CG7-14415 et 15427.
[^2]: <span></span>Minute, Archives nationales, AF IV 873, avril 1807, n° 401. Note en marge : « portée le 30 aux avant-postes du maréchal […] par M. de Montesquiou ».</body> |
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