CG7-15035.md

identifiantCG7-15035.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/04/01 00:00
titreNapoléon à Cambacérès, archichancelier de l’Empire
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 15035. - </b>À Cambacérès, archichancelier de l’Empire</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 1<sup>er</sup> avril 1807</h2><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, je reçois votre lettre du 21 mars. Je vous remercie de ce que vous me dites relativement à l'accouchement de la vice-reine d'Italie<sup>[^1]</sup>. Il faut que vous demandiez l'acte de naissance de l'enfant, pour le faire inscrire sur les registres de ma famille ; s'il est nécessaire pour cela <i>d'une lettre close</i>, vous m'écrirez.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je désire que vous réunissiez un conseil qui sera composé des ministres des Finances, du Trésor public et de l'administration de la Guerre<sup>[^2]</sup>, et de MM. Defermon, Lacuée, Bérenger et Cretet<sup>[^3]</sup>, si ce dernier est à Paris. Vous leur communiquerez la note ci-jointe, et vous me ferez connaître le résultat des opinions de ce conseil.</font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3><p style="font-variant: normal"><br/> </p><p style="font-variant: small-caps"><font size="3" style="font-size: 12pt">Annexe</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Le désir de ne pas avoir à escompter quatre-vingts millions d’obligations a été souvent exprimé. Le moment d’opérer ce grand bien paraît arrivé. Ne serait-il pas possible de donner à l’exercice 1809 toutes les obligations de 1808 dont le payement échoit en 1809 ? Cela formerait pour 1808, une diminution de ressources de 80 millions et cela ne produirait pour l’année 1809 aucune augmentation parce que les obligations de 1809 qui échoiront en 1810 seraient affectées à l’année 1810. Par ce moyen les obligations échoiront toutes dans les douze mois ; le Trésor gagnerait cinq à six millions de frais de négociations ; nos manufactures et notre commerce feraient un gain immense puisqu’il y aurait quatre-vingts millions de capitaux vacants, qui ne pouvant trouver d’emploi au Trésor seraient placés dans le commerce. </font> </p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Ce pas paraît être le premier de tous. Comment y arriver ? Voilà la question.</font></p><p style="font-variant: normal"><font size="3" style="font-size: 12pt">Il y a deux manières d’y arriver. La première en diminuant les dépenses de 1808 de quatre-vingts millions. Il sera possible de payer le solde de la Grande Armée avec les revenus des pays conquis, mais ce ne peut être qu’une économie de quarante millions. C’est au ministre de la Guerre<sup>[^4]</sup> à voir combien se monteront les dépenses de la Guerre cette année. En supposant que la Grande Armée reste en Allemagne toute l’année, et que la France n’ait à payer que la solde, si le ministre, avec cette donnée, procure des économies, on pourra diminuer le budget. Si, au contraire, la création de cinq nouvelles légions, les dépenses de toute espèce qu’il faut faire, soit pour la levée des conscrits, soit pour l’achat des chevaux, etc. ne lui font pas espérer d’économie, alors il sera convenable de voir s’il ne conviendrait pas de faire un emprunt à cinq pour cent. La réussite de cet emprunt ne peut être douteuse, car il serait couvert par la Caisse d’amortissement, qui a déjà une cinquantaine de millions appartenant à la Grande Armée. Cinquante autres seront le résultat de cette guerre, surtout si l’on ne fait aucune diminution dans le budget. On subviendrait au service par soixante ou quatre-vingts millions d’emprunt, et on laisserait soixante ou quatre-vingts millions de l’exercice 1808 à l’exercice 1809.<sup>[^5]</sup></font></p> [^1]: Auguste. Voir CG7-15000. [^2]: Respectivement, Gaudin, Mollien et Dejean. [^3]: Respectivement, le spécialiste des questions financières et liquidateur de la dette publique (Defermon), le directeur général des revues et de la conscription (Lacuée), le directeur de la Caisse d’amortissement (Bérenger) et le gouverneur de la banque de France (Cretet). [^4]: Berthier. [^5]: Expédition, collection privée.</body>