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CG7-15026.md| identifiant | CG7-15026.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/03/31 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Le Marois, commandant le dépôt général de l’armée à Varsovie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 15026. - </b>Au général Le Marois, commandant le dépôt général de l’armée à Varsovie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 31 mars 1807</h2><p>Monsieur
le général Le Marois, je reçois votre lettre du 29. Ce qu’il
faut armer de préférence, c’est la tête de pont de Praga, dans
laquelle il faut une grande quantité de bouches à feu. Il faut
aussi placer sur la rive gauche des obusiers qui flanquent la tête
de pont ; on sera toujours à temps de démolir le pourtour de
Praga. Ce qu’il faut faire, ce sont deux fours et des magasins de
farine dans l’enceinte de la tête de pont, cela n’empêchera pas
de se servir du couvent pendant tout le temps qu’on ne craindra pas
d’être assiégé. Je vois avec plaisir que, le 5, la tête de pont
sera faite ; mais il faut actuellement faire trois lunettes<sup>[^1]</sup>,
qui me paraissent nécessaires. Celle « O » est
indispensable pour empêcher que le pont ne soit détruit par
l’ennemi ; c’est celle qu’il faut faire sur-le-champ. Il
faudra au moins quatre pièces pour chacune de ces trois lunettes. Il
vous en faudra pour mettre dans les caponnières ; il faut que
ces caponnières soient assez larges pour que les pièces de campagne
aient leur recul. Il faut aussi faire construire deux batteries
fermées à la gorge, l’une se dirigeant sur la Vistule montante,
l’autre sur la Vistule descendante, afin que tout ce qui voudrait
venir, surtout du côté de la Vistule montante, fût coulé bas.
J’estime qu’il faut neuf pièces à la batterie battant le haut
de la Vistule, et trois à la batterie battant le bas. Il faut six
pièces à chacune des batteries de la rive gauche. Ainsi vous voyez
que vous n’aurez pas trop de pièces pour placer dans les redoutes.
Je pense qu’une pièce par redoute sera suffisante, sauf à mettre
plus tard tout ce qu’on aurait en batterie.</p><p>Je
vous recommande de veiller aux travaux de Modlin. Il y avait là, en
janvier, un pont qui communiquait à Zakroczym, sur lequel a passé
le maréchal Augereau<sup>[^2]</sup>.
Que sont devenus les bateaux de ce pont ?<sup>[^3]</sup>
Si vous pouvez vous y transporter, allez-y, et faites faire le plan
des travaux de Modlin. J’écris à M. Talleyrand de parler au
gouvernement pour qu’il y ait là 1 500 terrassiers par jour ;
assurez-vous si le génie les paye. Je crois que les quatre fours
qu’on a faits suffisent ; il est inutile d’en faire dix.
Écrivez au commandant de Modlin<sup>[^4]</sup>,
et prenez toutes les mesures pour mettre en réserve les bateaux qui
ont servi au pont sur lequel a passé le maréchal Augereau.<sup>[^5]</sup></p>
[^1]: Redoutes avancées d’un point sensible.
[^2]: <span></span> Le 7<sup>e</sup> corps avant la bataille d’Eylau.
[^3]: <span></span> La minute (Archives nationales, AF IV 872, mars 1807, n° 512) porte : « Que sont devenus les bateaux de ce pont et était établi du côté de Modlin ? »
[^4]: L’adjudant commandant Passinges.
[^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 12243, d’après l’expédition communiquée par le comte Le Marois. </body> |
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