CG7-14981.md

identifiantCG7-14981.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/03/29 00:00
titreNapoléon au maréchal Lefebvre, commandant le 10e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14981. - </b>Au maréchal Lefebvre, commandant le 10<sup>e</sup> corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 29 mars 1807, 5 heures du matin</h2><p>Je reçois votre lettre du 27 mars. Je trouve que vous vous inquiétez beaucoup trop ; il ne faut pas prendre tous les bruits et les dires des prisonniers et déserteurs pour des vérités. Vous avez plus de troupes qu’il ne vous faut pour bloquer Dantzig et pousser vigoureusement le siège. Ce qui est dans Dantzig est un ramassis de mauvaises troupes ; seraient-elles bonnes, vous en avez aussi de fort bonnes. Vous devez les encourager et ne pas souffrir qu’on en dise du mal.</p><p>Vous avez 2 200 chevaux et la meilleure cavalerie de l’armée<sup>[^1]</sup> ; à quoi vous sert-elle autour de la ville ? Pourquoi n’en faites-vous pas de forts détachements pour envoyer sur les derrières et nettoyer la route de Kolberg et de Stettin à Dantzig ? Un convoi de dix pièces de gros calibre est parti le 23 de Stettin avec bonne escorte : faites-moi connaître les détachements de cavalerie que vous avez envoyés pour protéger la route ; envoyez-y 400 hommes. Le bon moyen d’empêcher que Dantzig ne soit secourue, c’est de la bloquer du côté de la mer, d’enlever le camp retranché et de faire jeter un pont entre la ville et le fort. Faites-moi connaître si vous êtes maître et si vous avez des postes à l’extrémité du cap de Hela, d’où l’on éclaire tous les mouvements de la mer ; si vous avez des postes à Putzig. Il faudrait établir au cap de Hela des signaux.<sup>[^2]</sup></p> [^1]: La brigade Duprès. [^2]: <span></span>Minute, Archives nationales, AF IV 872, mars 1807, n° 487. Note en marge : « portée par le général Savary ».</body>