CG7-14957.md

identifiantCG7-14957.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/03/28 00:00
titreNapoléon au maréchal Lefebvre, commandant le 10e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14957. - </b>Au maréchal Lefebvre, commandant le 10<sup>e</sup> corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 28 mars 1807</h2><p>Je vous prie de m’envoyer, par le retour de l’officier d’ordonnance, l’état de situation des 19<sup>e</sup> et 23<sup>e</sup> régiments de chasseurs, en hommes, selles et chevaux, et qui m’instruise bien en détail où sont tous les détachements et si les colonels et chefs d’escadron sont au régiment.</p><p>Je sais qu’avant-hier quelques coups de canon ont été tirés sous Dantzig. Je n’en ai point encore de nouvelles.</p><p>Il faut montrer beaucoup de confiance dans vos troupes et réprimer les propos des états-majors qui les méprisent et le laissent apercevoir. Il n’y a dans Dantzig que de la canaille, et vous avez des troupes auxquelles vous ferez faire ce que vous voudrez, si vous empêchez qu’on ne bavarde et si vous leur montrez de la confiance.</p><p>Le général Drouet<sup>[^1]</sup> a une carte de la rive gauche de la Vistule, que depuis quinze jours je demande ; il est ridicule que je ne l’aie pas encore reçue. Envoyez-moi-la par le retour de l’officier d’ordonnance. C’est la seule carte qui existe dans l’armée.</p><p>Vous allez avoir dans peu de jours quarante à cinquante pièces de gros calibre, indépendamment du convoi qui est parti de Stettin. Il faut prendre Dantzig, mais pour cela il faut de l’énergie et de la décision. Vous sentez bien que je ne peux vous envoyer des troupes de l’armée contre les misérables Prussiens qui sont dans Dantzig, et donner ainsi aux Russes beau jeu pour faire lever le siège.</p><p>Le 44<sup>e</sup> régiment doit vous être arrivé. Resserrez la place et emparez-vous du camp retranché. Il est très important de séparer la ville du fort. Tant que cela ne sera pas fait, il n’y aura rien de fait.</p><p>Il faut tous les jours m’envoyer un rapport.<sup>[^2]</sup></p> [^1]: Chef d’état-major de Lefebvre. [^2]: <span></span>Minute, Archives nationales, AF IV 872, mars 1807, n° 445.</body>