| identifiant | CG1-0436.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1796/03/30 00:00 |
| titre | Napoléon à Barras, membre du Directoire exécutif |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 436. - </b>À Barras, membre du Directoire exécutif</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nice, 10 germinal an IV [30 mars 1796]</h2><p><br/> </p><p>J’ai levé les plus grands obstacles qui se rencontraient à mes opérations.</p><p>Mes charrois filent, ma cavalerie est approvisionnée et arrive ; le soldat est consolé, il a de bon pain et de la viande fraîche, ce qu’il n’avait pas depuis très [sic] mois. Mon artillerie se dispose ; je trouve des obstacles très forts, mais aucuns invincibles.</p><p>J’ai été accueilli par l’armée avec la plus grande distinction ; Schérer m’a comblé de politesse et d’honnêteté ; cet homme a des talents et de la franchise, mais des incommodités qui l’empêchent de monter à cheval le rendaient peu propre à cette armée : il ferait un bon ambassadeur.</p><p>J’ai trouvé Fréron à Marseille ; il est regretté, il paraît s’y être bien comporté.</p><p>Le troisième bataillon de la 207<sup>e</sup> demi brigade a reçu l’ordre d’aller au camp ; il a refusé, disant qu’il n’avait ni souliers ni argent. J’ai fait désarmer les grenadiers et je les ai fait mettre en prison ; j’ai fait arrêter le chef et fait passer au conseil militaire ; j’ai licencié les officiers, excepté cinq ou six, et j’ai incorporé le bataillon dans la 83<sup>e</sup> demi-brigade. Cet exemple a fait le plus grand effet dans l’armée ; la discipline était relâchée et sous prétexte de manquer du nécessaire, l’on oubliait les principes sévères de l’ordre et de l’obéissance militaire.</p><p>Adieu, mon ami, sous peu de jours je t’écrirai d’Albenga.</p><p>Donne-moi des nouvelles de Paris ; un petit baiser à Mesdames Tallien et Châteaurenaud ; à la première sur la bouche, à la seconde sur la joue. Mes compliments à Tallien <i>et seulement un baiser à ma femme, mais un baiser affectueux</i>.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p><br/> </p> [^1]: <span></span><span lang="it-IT"> Alberto Lumbroso, "</span><span lang="it-IT">Lettere inedite di Giusippina e di Napoleone a Barras, a Pico, a Brune, a Menou, a Tallien, a Réal, a Estève, a Carnot, a Defermon ed Fouché</span><span lang="it-IT">", </span><span lang="it-IT"><i>Miscellanea Napoleonica</i></span><span lang="it-IT">, Roma, Modes e Mendel, 1898, n° 5, p. 257 d’après la collection Danton vendue en Angleterre en 1897 par la maison Etienne Charavay.</span></body> |