CG7-14731.md

identifiantCG7-14731.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/03/18 00:00
titreNapoléon au maréchal Soult, commandant du 4e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14731. - </b>Au maréchal Soult, commandant du 4<sup>e</sup> corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 18 mars 1807, 4 heures de l’après-midi</h2><p>Je reçois votre lettre d’aujourd’hui, à huit heures du matin. J’éprouve de la satisfaction d’apprendre que vous avez reçu du pain et que les soldats n’en manquent point. Désormais ce n’est rien faire que de ne pas donner la ration très complète aux soldats. Même mon intention est que vous ayez 80 à 100 000 rations de pain biscuité, partie à Liebstadt, partie à Mohrungen ; et cela indépendamment des 100 000 rations de pain que je veux aussi avoir à Mohrungen. Le major général<sup>[^1]</sup> vous aura envoyé la lettre de M. Joinville, qui annonce que 440 quintaux de farine qui arrivaient à Osterode, ont été envoyés à Mohrungen. Il passe et passera tous les jours des caissons de votre corps d’armée jusqu’à la concurrence de 55, chargés de farine et de blé. 12 000 rations de pain sont parties aujourd’hui pour ce corps. Envoyez prendre vos 20 000.</p><p>Approvisionnez Saalfeld, Mohrungen, Liebmülh et Liebstadt de blé pour ce qu’ils peuvent moudre pendant dix jours. Elbing peut vous fournir du blé. J’ai donné des ordres positifs pour que l’on vous en envoie. Marienwerder vous fournit, indépendamment de 7 000 rations par jour, 200 quintaux de blé et 200 quintaux de farine.</p><p>Entretenez- moi fréquemment de ces objets, afin que je sache l’état actuel des choses. L’état des affaires veut que, dans 10 ou 12 jours, je marche à l’ennemi. Il faut pour lors que vous puissiez avoir 50 000 rations de pain dans vos caissons, 100 000 sur le dos, et une vingtaine de milliers à transporter dans le pays ou à venir successivement. Total, 200 000. On pourra vous en fournir, des magasins centraux de l’armée, plus de la moitié en biscuit ou en pain. Je compte, dans ce mouvement offensif sur l’ennemi, pouvoir réunir 140 000 hommes. Je vous prie d’entrer dans les détails d’organisation de vos corps, et de réunir le plus de monde possible. Le premier régiment provisoire, qui arrive demain à Osterode, renforcera votre corps d’armée de 800 hommes. J’ai ordonné qu’on vous envoie par semaine, d’Elbing, 2 000 pintes d’eau-de-vie et 32 000 bouteilles de bière. Faites-moi connaître si vous ne pouvez pas faire un peu d’eau-de-vie et de bière dans vos cantonnements.<sup>[^2]</sup></p> [^1]: Alexandre Berthier. [^2]: <span></span>Minute, Archives nationales, AF IV 872, mars 1807, n° 234.</body>