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CG7-14730.md| identifiant | CG7-14730.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/03/18 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Soult, commandant du 4e corps de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14730. - </b>Au maréchal Soult, commandant du 4<sup>e</sup> corps de la
Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 18 mars 1807</h2><p>Mon
cousin, je vois, par votre état de situation, que votre première
division a 850 hommes détachés ; la seconde, 842, et la
troisième, 430 ; ce qui fait plus de 2 000 hommes. Je vois
également que vous avez 2 200 hommes en arrière. N’y
aurait-il aucun moyen de faire rejoindre ces 4 000 hommes ?
Ces états de situation me paraissent bien extraordinaires, car
certainement vous n’avez pas 10 000 hommes aux hôpitaux.
D’après tous les états généraux que j’ai, vous n’en avez
pas même la moitié.</p><p>Il
me paraît difficile aussi que votre effectif, rien que de vos trois
divisions, soit de plus de 31 000 hommes ; je crois qu’il
y a dans cet effectif 5 000 hommes de trop.
</p><p>Où
le 14<sup>e</sup> a-t-il jamais eu un effectif de 1 900 hommes ?
Il n’en avait que 1 300 en entrant en campagne. Il a reçu
quelques détachements depuis, mais ce régiment a beaucoup perdu à
toutes les affaires ; il ne peut pas avoir eu, depuis le 1<sup>er</sup>
septembre 1806, moins de 600 hommes tués, blessés à ne pouvoir
revenir au corps, ou prisonniers.</p><p>Le
10<sup>e</sup> d’infanterie légère a perdu à Iéna, a perdu par
les maladies, a perdu à Eylau : son effectif ne peut pas être
aujourd’hui de 1 400 hommes. Le 36<sup>e</sup>, le 43<sup>e</sup>
et le 55<sup>e</sup> auraient à peine l’effectif présenté, s’ils
n’avaient rien perdu à Iéna et à Eylau.</p><p>Le
4<sup>e</sup> de ligne aurait l’effectif qui est porté dans votre
état, s’il n’avait pas eu d’hommes tués. Le 28<sup>e</sup> de
même.</p><p>Le
18<sup>e</sup> est bien loin d’avoir un effectif de 2 000
hommes, et surtout d’avoir 900 hommes aux hôpitaux.</p><p>Je
pourrais en dire autant de la cavalerie légère. Ce n’est pas
après les pertes qu’elle a faites, qu’elle peut encore avoir un
pareil effectif.</p><p>Je
regarde donc cet état comme à refaire. Il faudrait avoir un détail
des hommes détachés et savoir comment on comprend les hommes aux
hôpitaux. Je suis porté à croire qu’on y comprend les morts ;
et quant aux hommes qui sont en arrière, il faudrait savoir depuis
quel temps.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 12074, d’après le dépôt de la Guerre (minute, Archives nationales, AF IV 872, mars 1807, n° 235).</body> |
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