CG7-14729.md

identifiantCG7-14729.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/03/18 00:00
titreNapoléon au maréchal Soult, commandant du 4e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14729. - </b>Au maréchal Soult, commandant du 4<sup>e</sup> corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 18 mars 1807, 1 heure du matin</h2><p>Mon cousin, je reçois votre lettre. Si vous aviez rendu compte de la situation où vous vous trouviez, on y aurait porté remède ; mais c’est la première fois que j’entends parler de vos subsistances. Il aurait fallu sur cette partie importante un rapport exact tous les jours.</p><p>Si la division Espagne n’a pas d’avoine, il faut la rapprocher de la Vistule dans la direction de Marienwerder. Faites-moi connaître le nom des trois régiments de dragons de la division Klein qui ont été à Elbing. Les caissons de la compagnie Breidt commencent à arriver. Je doute que vous en ayez soixante. On dit qu’une partie a péri du côté d’Eylau. Faites-moi connaître ce que vous savez et ce que vous avez. Vous pouvez envoyer prendre 20 000 rations de pain à Osterode ; les corps ont tous quelques voitures avec lesquelles ils viendront à la distribution.</p><p>Il arrive demain à Osterode un convoi de 400 quintaux de farine. Il doit donc être aujourd’hui à Mohrungen ou par l’autre route. Je donne ordre qu’on le mette à votre disposition. Envoyez toujours à sa rencontre. Il arrive aussi demain un convoi de 12 000 rations de pain. Je donne ordre qu’il continue sa route sur Mohrungen ; ce qui, joint aux 20 000 rations de pain que vous pouvez envoyer prendre par les corps, fera 70 000 rations de pain. Joint aux blés que vous avez et à ce qui vous arrivera d’Elbing d’ici à ce temps, vos subsistances seront assurées. Je dois remarquer que votre ordonnateur<sup>[^1]</sup> est bien peu habile, ayant Marienwerder tout entier à sa disposition et n’en tirant rien. Vous êtes le corps d’armée qui a le plus beau pays, le plus de ressources, et qui vit le plus mal.</p><p>Quant au sel, envoyez deux voitures à Elbing, et vous en aurez tant que vous voudrez. Vous me direz, « Je n’ai point de voitures » tous les corps en ont.</p><p>Je vous avoue que votre lettre m’a fort surpris ; je vous croyais dans une grande abondance. Comment arrive-t-il donc que Marienwerder ne vous fournisse rien, tandis qu’il est le chef-lieu de l’administration et qu’il ne fournit qu’à vous ?<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Le Noble. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 12071, d’après le dépôt de la Guerre (minute, Archives nationales, AF IV 872, mars 1807, n° 231).</body>