| identifiant | CG1-0422.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1796/03/27 00:00 |
| titre | Napoléon à Faipoult, ministre de la République à Gênes |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 422. - </b>À Faipoult, ministre de la République à Gênes</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nice, 7 germinal an IV [27 mars 1796]</h2><p><br/> </p><p style="margin-right: -0.07cm">J’ai reçu votre lettre ; j’ai dîné aujourd’hui chez le général Schérer[^1] ; avec votre faveur, je serai charmé de pouvoir lui être bon à quelque chose.</p><p style="margin-right: -0.07cm">Les affaires qui se traitent de votre côté m’inquiètent vivement, je crains que l’on aille trop loin, et que l’on ne déconcerte les opérations essentielles que nous avons à faire, vous savez quelles sont les intentions du gouvernement. Là-dessus, je vous prie de m’instruire exactement de la tournure de cette affaire, afin de lui donner celle qui convient à nos opérations ultérieures. Le peuple génois est fier et brave, gardons-nous de donner beau jeu aux oligarques, et de le mettre dans le cas de rallier le peuple à leur cause, et de renouveler les scènes qu’a essuyées Derius.</p><p style="margin-right: -0.07cm">L’on dit que les génois offrent trois millions[^2] ; mon avis est qu’il faut les prendre, sans [bruit[^3]], et continuer à vivre en paix l’amitié avec cette République, dont l’inimitié serait funeste à notre commerce, à nos approvisionnements et dérangerait tous nos calculs militaires.</p><p style="margin-right: -0.07cm">Je vous envoie des plis pour plusieurs de nos ministres que je vous prie de leur envoyer.[^4]</p><p><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p><br/> </p><p style="text-align: center; "><br/> </p> [^1]: Prédécesseur de Bonaparte à l’armée d’Italie. [^2]: La République de Gênes, dite la Superbe, est gouvernée par un Sénat dont le principal membre est alors le doge Giacomo Maria Brignole (et non Pallavicini, comme on l’écrit parfois). Elle est peu favorable à la France dont les armées ont empiété sur son territoire. Les représentants français essaient pourtant de négocier un emprunt et la libre utilisation du port de Gênes et des routes de la République. [^3]: Mot incertain. [^4]: Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, Mémoires et documents, France, vol. 1769, fol. 4.</body> |