CG7-14621.md

identifiantCG7-14621.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/03/14 00:00
titreNapoléon à Feth-Ali, shah de Perse
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14621. - </b>À Feth-Ali, shah de Perse</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 14 mars 1807</h2><p>Napoléon, Empereur des Français, roi d’Italie, à Feth-Ali shah, Empereur des Persans, salut.</p><p>J’ai reçu ta lettre. Toutes les fois que je reçois des nouvelles de tes succès, mon cœur se remplit de joie. Jaubert<sup>[^1]</sup>, que je t’avais envoyé, est de retour. Il m’a informé du bon accueil que tu lui as fait et des désirs que tu formes, et qui sont les miens. Tu auras appris que je suis sur les frontières de la Russie. J’ai pris aux Russes, en deux batailles, soixante et quinze pièces de canon ; je leur ai fait tant de prisonniers et j’ai tellement porté l’alarme chez eux, qu’ils ont eu recours à une levée en masse pour défendre leur capitale. Ton ambassadeur<sup>[^2]</sup> est arrivé à Varsovie, et, me trouvant à l’avant-garde de mon armée, à quatre-vingts lieues en avant, je n’ai pu encore le voir. Devant retourner incessamment dans cette ville, je le rendrai l’organe de mes sentiments pour toi, et je l’enverrai de là dans ma capitale, afin qu’il te rapporte une véritable idée de ma puissance et de mes peuples. Une partie de l’armée russe, et surtout de la cavalerie qui était sur ta frontière, a été rappelée et s’est portée contre moi. Profite de ces circonstances.</p><p>Je t’expédie cette lettre par toutes les voies : il faut que nous ayons des communications fréquentes, afin de lier la politique de nos empires, qui est la même, contre nos ennemis communs.</p><p>Écrit en mon quartier impérial d’Osterode, le 14 mars de l’an 1807 et de mon règne le 3<sup>e</sup>.<sup>[^3]</sup></p> [^1]: Orientaliste, envoyé extraordinaire en Perse en 1805, de retour à Varsovie. [^2]: Mirza Mohammad-Reza Khan. [^3]: <span></span>Minute, Archives nationales, AF IV 872, mars 1807, n° 158.</body>