| identifiant | CG1-0418.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1796/03/23 00:00 |
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| titre | Napoléon à Barras, membre du Directoire exécutif |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 418. - </b>À Barras, membre du Directoire exécutif</h1><p style="text-align: center"><br/>
</p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Toulon, 3 germinal an IV [23
mars 1796]</h2><p><br/>
</p><p>Je suis arrivé le 29 à Marseille, et j’arrive
aujourd’hui à Toulon.
</p><p>J’ai mis en mouvement toute la cavalerie ;
après-demain je serai à Nice. J’espère, quoique la pénurie de
charrois et de fourrages soit extrême, surmonter toutes les
difficultés.</p><p>J’ai trouvé dans l’amiral Thévenard[^1]
beaucoup de bonne volonté à me faire fournir les secours que la
marine peut nous accorder.</p><p>Ce pays-ci est tranquille ; l’on m’a
délivré, lors de la dernière affaire de Toulon, des fusils à la
garde nationale de Marseille, que je compte bien retirer si les
soldats en manquent.</p><p>Fréron[^2]
s’est bien conduit à Marseille ; l’on paraît craindre son
départ et le renouvellement des assassinats.</p><p>Le département des Bouches-du-Rhône n’est pas
assez actif ; ni l’emprunt forcé, ni la contribution en
grain, ni la loi du 7 vendémiaire sur la contribution des fermages[^3],
ni la levée des chevaux, rien enfin n’est commencé. Je l’ai
pressé vivement, parce que cela intéresse l’armée[^4].</p><p>Je suis très impatient de savoir des nouvelles de
Paris, donnes m’en, je t’en prie ; n’oublies pas les
absents et crois-moi pour la vie. Mille choses à Madame Tallien, à
Madame Châteaurenaud, à Tallien et à Lombard <i>et</i><sup><i>
</i></sup><i>sans oublier le juge de paix Buffet </i>[ou Rousset][^5].[^6]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p><br/>
</p><p style="">
</p>
[^1]: Thévenard était chargé de la restauration du port de Toulon,
dévasté par les combats de 1794.
[^2]: <span></span><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote85anc" name="sdfootnote85sym">0</a>Stanislas Louis Marie Fréron (1754-1802)<b>, </b>conventionnel
régicide, envoyé, avec Barras, à l’armée qui va attaquer
Toulon, commissaire du Directoire dans le Midi après le 9
thermidor, il fréquente Bonaparte, notamment parce qu’il a des
vues sur sa sœur Pauline.
[^3]: Cette loi du 7 vendémiaire an IV (29 septembre 1795) sur le
commerce des grains fut aussi inefficace que tous les textes du même
genre votés depuis le début de la Révolution.
[^4]: Une loi du 13 novembre 1795 visant à améliorer l’approvisionnement
des armées était entrée en vigueur, mais son application était
encore incomplète.
[^5]: La fin de la lettre, autographe, est à peu près illisible selon
Lumbroso.
[^6]: <span></span><span lang="it-IT">
Alberto Lumbroso, "</span><span lang="it-IT">Lettere inedite di
Giusippina e di Napoleone a Barras, a Pico, a Brune, a Menou, a
Tallien, a Réal, a Estève, a Carnot, a Defermon ed Fouché</span><span lang="it-IT">",
</span><span lang="it-IT"><i>Miscellanea Napoleonica</i></span><span lang="it-IT">,
Roma, Modes e Mendel, 1898, n° 5, p. 256 d’après la collection
Danton vendue en Angleterre en 1897 par la maison Etienne Charavay.</span></body> |
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