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CG7-14596.md| identifiant | CG7-14596.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/03/12 00:00 |
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| titre | Napoléon à Murat, commandant en chef la réserve de cavalerie de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14596. - </b>À Murat, commandant en chef la réserve de cavalerie de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 12 mars 1807</h2><p>Mon
frère, vous aurez reçu la réponse à votre lettre, que je vous ai
fait transmettre par le major général<sup>[^1]</sup>.
Il paraît qu’il résulte de votre mouvement que l’ennemi n’a
jamais eu d’infanterie à Willenberg ; et que la cavalerie qui
y était venue était du corps d’Essen. Votre marche sur Wartenburg
vous instruira si l’ennemi a eu de l’infanterie à Seeburg et à
Bischofsburg. Ayant ainsi éclairé la position de l’ennemi sur la
rive droite, il faut rentrer dans les cantonnements, de manière à
ne pas perdre un homme. Or, l’infanterie aura beaucoup de
traînards, ainsi que la cavalerie, et ils seront pris par les
cosaques qui ne tarderont pas à revenir sur vos traces.</p><p>S’il
n’y a pas d’événement extraordinaire, je pense qu’il est
convenable<sup>[^2]</sup>
que vous restiez à Wartenburg, la journée de demain 13, pour faire
rentrer tout votre monde et avoir des renseignements plus précis ;
après cela, que tout rentre par Allenstein pour reprendre ses
cantonnements. Les maréchaux Ney et Soult sont entrés dans leurs
cantonnements. De part et d’autre, il paraît qu’on veut rester
tranquille et attendre une meilleure saison. Je n’ai pas besoin de
vous recommander de faire rentrer tout, à très petites marches.
J’ai vu avec bien de la peine l’événement arrivé au 9<sup>e</sup>
régiment de dragons<sup>[^3]</sup>.
Pourquoi donc éparpiller tant ses troupes ? Si on laissait
ensemble une partie des 5 à 600 chevaux, cela n’arriverait pas. Je
désire avoir un détail sur cette affaire.</p><p>Vous
ne me faites pas connaître de quel régiment sont les prisonniers
que vous avez faits. S’il y a près de vous quelque parti ennemi
auquel vous puissiez faire un mauvais tour, ne manquez pas de le
faire<sup>[^4]</sup>.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3>
[^1]: Berthier.
[^2]: <span></span> La minute (Archives nationales, AF IV 872, mars 1807, n° 121) porte : « Il n’y a pas d’inconvénient. »
[^3]: Attaqué par surprise le 10 mars au matin à Wallendorf, il a eu quelques pertes.
[^4]: <span></span> Napoléon a écrit un <i>P. S.</i> autographe qu’il a ensuite recouvert d’une grosse tâche d’encre.
[^5]: Expédition, Archives nationales, fonds Murat, 31 AP 24, d. 461, p. 95. Note sur la minute : « Portée par un aide de camp des généraux ».</body> |
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