CG7-14539.md

identifiantCG7-14539.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/03/09 00:00
titreNapoléon à Murat, commandant en chef la réserve de cavalerie de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14539. - </b>À Murat, commandant en chef la réserve de cavalerie de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 9 mars 1807, 4 heures et demie après midi</h2><p>Mon frère, je reçois votre lettre de Hohenstein à onze heures du matin, par laquelle vous m’instruisez que le général Zayonchek pense que l’ennemi a une division d’infanterie à Willenberg.</p><p>J’approuve que vous ayez pris toute la division Oudinot. Je suppose qu’elle a quinze pièces d’artillerie, et votre division de cavalerie quinze, ce qui fait trente pièces. Vous sentez l’importance et la nécessité de se servir d’une grande quantité d’artillerie. Il me tarde bien d’apprendre quel est le corps qui est à Willenberg. Il est surtout important de savoir si ce n’est pas le corps de Wolkonski, qui forme la 3<sup>e</sup> division de l’armée d’Essen<sup>[^1]</sup>. Si c’est celui-là, il ne doit pas avoir plus de 4 ou 5 000 hommes, car il a été fortement étrillé au contact d’Ostrolenka, où il a perdu un drapeau et trois pièces de canon. Le maréchal Davout a, ce soir, son quartier général à Detterswalde ; le général Gudin doit être près de Hohenstein. Je suppose que le général Zayonchek doit avoir demain ses deux régiments, c’est-à-dire 4 000 hommes, marchant sur Willenberg, pour tâcher d’attaquer cette infanterie. Il est convenable d’arriver en masse le plus brusquement possible, de manière que l’ennemi ne découvre point la masse de cavalerie que vous avez et votre infanterie. Il est aussi convenable, dans cette situation, de ne pas laisser voir des cuirassiers sur la gauche, vers Passenheim ; ce serait un grand éveil pour l’ennemi.</p><p>Le maréchal Davout ayant avec lui le bailli d’Ortelsburg, qu’il garde en otage pour en avoir des renseignements, je lui ai mandé de vous l’envoyer ; je lui réitère cet ordre.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napolé</i></h3><p><i>P.S. Si vous détruisez ce corps ce sera d’un grand effet</i><sup>[^2]</sup><i>.</i><sup> [^3]</sup></p> [^1]: <span></span> D’après les <i>Mémoires</i> de Bennigsen, le lieutenant-général Volkonsky commande la 9<sup>e</sup> division du corps d’Essen. [^2]: <span></span> Ce P. S. autographe est absent de la <i>Correspondance</i> n° 11978. [^3]: Expédition, Archives nationales, fonds Murat, 31 AP 24, d. 461, p. 9.</body>