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CG7-14429.md| identifiant | CG7-14429.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/02/27 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Soult, commandant du 4e corps de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14429. - </b>Au maréchal Soult, commandant du 4<sup>e</sup> corps de la
Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 27 février
1807</h2><p>Mon
cousin, il est trois heures après midi ; comme je n’ai point de
nouvelles de vous de ce matin, j’en conclus que l’ennemi n’a
fait aucun mouvement et qu’il n’y a rien de nouveau.</p><p>Il
est possible que l’ordre que j’ai envoyé au maréchal Ney
d’occuper Guttstadt ne lui arrive pas à temps, et qu’il ait
évacué ce poste important. Dans ce cas, je lui donne ordre de se
porter demain à Petterswalde et à Alt-Ramten, pour être à même
de soutenir Deppen et de se porter à Mohrungen ou à Liebstadt.</p><p>Dans
la journée de demain je réunis ici le corps de Davout, la division
d’Oudinot et ma Garde, et je mets en mouvement les trois divisions
de cuirassiers.</p><p>Le
prince de Pontecorvo<sup>[^1]</sup>
vous aura sans doute instruit du combat de Braunsberg. Le général
Dupont s’y est porté hier à quatre<sup>[^2]</sup>
heures après midi avec sa division, a attaqué l’ennemi, l’a
culbuté, lui a pris seize pièces de canon et fait plusieurs
milliers de prisonniers. Je n’ai point encore la relation écrite,
ni les renseignements qu’il a dû prendre, des prisonniers et des
habitants, sur la position de l’ennemi ; je n’ai été instruit
que par un aide de camp parti du champ de bataille. Nos troupes n’ont
point souffert. On prenait position, à la nuit, à une lieue et
demie en avant de Braunsberg. S’il n’a pas été attaqué
aujourd’hui, ce sera un signe que l’ennemi n’est pas en force à
Mehlsack.</p><p>Il
paraît qu’il y avait à Braunsberg huit bataillons russes formant
une force de 2 500 hommes et cinq régiments prussiens ;
total, 8 à 10 000 hommes. Si l’ennemi s’était dirigé sur
l’Alle, il serait possible que je me résolusse à faire quelques
opérations sur sa droite ; cela nous donnera au moins la mesure
de ses projets. Braunsberg nous garantit Elbing et le bas de la
Vistule, et donne le temps au maréchal Lefebvre d’investir
Dantzig. Jusqu’à cette heure rien ne prouve que l’armée ennemie
ait marché en masse. Elle paraît n’avoir encore agi sur nous que
par des arrière-gardes, et, dans ce cas, elle aurait voulu nous
tâter.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: La veille, Bernadotte avait donné l’ordre à Dupont de se porter sur Braunsberg et de rejeter le corps russo-prussien de Lestocq au-delà de la Passarge.
[^2]: La minute porte : « trois ».
[^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 11894, d’après le dépôt de la guerre. Note sur la minute (Archives nationales, AF IV 872, février 1807, n° 176) : « <i>Portée par un
Polonais</i> ».</body> |
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