CG7-14419.md

identifiantCG7-14419.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/02/26 00:00
titreNapoléon au maréchal Soult, commandant du 4e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14419. - </b>Au maréchal Soult, commandant du 4<sup>e</sup> corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 26 février 1807, 11 heures et demi du soir<sup>[^1]</sup></h2><p>Mon cousin, je vous ai expédié, à quatre heures après midi, un colonel polonais. Ayant reçu, depuis, la nouvelle du petit combat qui a eu lieu ce matin à la pointe du jour, à trois lieues en avant de Guttstadt, au petit village de Peterswalde, où on a fait prisonnier le général baron de Korff<sup>[^2]</sup>, le major général<sup>[^3]</sup> vous en a donné avis.</p><p>J’ai peine à penser que, par l’horrible temps qu’il fait, l’ennemi veuille engager une affaire avec nous ; ce serait un étrange aveuglement. Toutefois je suis décidé à tenir sur le plateau d’Osterode, où je réunirai en un jour et demi plus de 95 000 hommes ; mais il serait fâcheux qu’il nous laissât là après avoir logé quelques-uns de ses avant-postes dans nos cantonnements. Il faut ne les quitter que quand il paraîtra en force et que la prudence le prescrira. S’il ne vous présente que des forces inférieures, culbutez-le, et que, par votre contenance, l’ennemi soit prévenu que nous ne voulons point abandonner la position et que nous sommes bien décidés à la défendre. Pour passer une rivière et attaquer une ligne, il faut que l’ennemi démasque ses forces.</p><p>Mais faites évacuer vos malades, vos blessés et vos équipages inutiles. Correspondez avec le prince de Pontecorvo<sup>[^4]</sup> et écrivez-lui dans ce sens, en l’informant de ce qui s’est passé devant vous et de ce que vous faites. J’ai donné des ordres conformes au maréchal Ney. On a toujours dû s’attendre que, même en supposant que l’ennemi n’eût pas l’intention de livrer une bataille, il serait disposé à tâter notre résolution et à s’établir, s’il le pouvait, sur la rive droite de la Vistule.<sup> [^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span> La minute (Archives nationales, AF IV 872, février 1807, n° 172) indique : « <i>à minuit</i> ». Autre note sur la minute : « <i>portée par un officier polonais</i> ». [^2]: Voir CG7-14409, 14411 et CG7-14421. [^3]: Berthier. [^4]: Bernadotte. [^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 11889, d’après le dépôt de la guerre.</body>