CG7-14417.md

identifiantCG7-14417.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/02/26 00:00
titreNapoléon au général Rapp, aide de camp de l’Empereur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14417. - </b>Au général Rapp, aide de camp de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Osterode, 26 février 1807</h2><p>Prenez le commandement comme gouverneur<sup>[^1]</sup>. Le général Jordy reste comme commandant d’armes. Faites évacuer les blessés sur Bromberg, Posen et la rive gauche. Renvoyez les officiers et généraux à leur poste. Faites rejoindre les traînards. Faites raccommoder le pont et filer les convois de subsistances sur Osterode.</p><p>Le 44<sup>e</sup> doit être arrivé à Thorn pour tenir garnison. Établissez une sévère police. Envoyez-moi souvent des nouvelles du lieu où se trouve le maréchal Lefebvre, de ce qu’il fait, et faites-lui connaître votre arrivée à Thorn. Mettez-vous en correspondance avec le général qui commande le blocus de Graudenz<sup>[^2]</sup>, afin qu’il vous fasse passer ce qui viendra à sa connaissance ; et, de votre côté, instruisez-le des événements qui se passeront, pour lui servir de règle de conduite.</p><p>L’ennemi manœuvre comme s’il voulait s’avancer. Je suis résolu à lui livrer bataille ici. La seule chose qui me donne un peu de sollicitude, ce sont les subsistances ; procurez-nous-en autant que vous pouvez. N’épargnez pas l’argent pour les transports ; que les caissons de la compagnie Breidt<sup>[^3]</sup> reviennent chargés de subsistances. Renvoyez ici Percy<sup>[^4]</sup>, ainsi que Lombart<sup>[^5]</sup>, du moment qu’il aura jeté un coup d’œil et organisé son service. Je compte sur votre zèle dans cette circonstance importante.<sup>[^6]</sup></p><p><br/> </p> [^1]: De Thorn. [^2]: Rouyer. [^3]: Après Eylau, la compagnie Breidt, chargé des transports, est exsangue : la fatigue des hommes et des chevaux, le manque de subsistances, les conditions climatiques et l’état des chemins lui portent le coup fatal. Les chevaux sont propriété de l’entreprise alors que les caissons sont la propriété de l’État. Voir CG7-13929. [^4]: Médecin-chef de la Grande Armée. [^5]: Ordonnateur en chef des hôpitaux de la Grande Armée. [^6]: Minute, Archives nationales, AF IV 872, février 1807, n° 167.</body>