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CG7-14341.md| identifiant | CG7-14341.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/02/20 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Duroc, grand maréchal du palais |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14341. - </b>Au général Duroc, grand maréchal du palais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Liebstadt, 20 février
1807</h2><p>Je
ne reçois qu’aujourd’hui votre lettre du 16. J’ai reçu des
nouvelles du combat d’Ostrolenka, mais je n’en ai pas reçu de ce
qui s’est passé du 17. Je pense que vous pouvez m’écrire
directement sans passer par Thorn ; cela abrégera beaucoup la
correspondance.</p><p>L’intendant
aura reçu du major général<sup>[^1]</sup>
les dispositions pour les cantonnements de l’armée.</p><p>J’imagine
que les 10 000 Bavarois ne tarderont pas à arriver, ou au moins
qu’ils sont en marche. Parlez-en au prince royal de Bavière<sup>[^2]</sup>
; dites que je compte sur lui dans cette circonstance.</p><p>On
me rend compte que 900 Polonais à cheval sont arrivés à Osterode ;
ce seront mes cosaques. S’il pouvait y en avoir 3 ou 4 000, ce
serait d’un grand secours pour l’armée. La connaissance du pays
et celle de la langue sont aussi d’un grand avantage ; cela fera
que les Polonais déserteront du camp ennemi.</p><p>Il a
fait un dégel qui a beaucoup contrarié les mouvements que j’ai
faits pour reprendre mes cantonnements ; l’ennemi ne m’a pas
suivi.</p><p>On
m’envoie des souliers et je demande du pain. Qu’avais-je besoin
de dix-neuf tonneaux de souliers à la suite de l’armée ? Cela est
de la folie.</p><p>Faites-moi
connaître quand le maréchal Lannes pourra reprendre le commandement
de son corps d’armée ; s’il pourra le reprendre dans la campagne
; quelles sont ses dispositions physiques et morales. J’ai besoin
de monde autour de moi, et Savary me manque. Si donc il ne pouvait
pas servir de quelque temps, je ne serais pas éloigné de donner à
Masséna le commandement de son corps<sup>[^3]</sup>.</p><p>Voyez
avec l’intendant s’il ne serait pas convenable d’établir tous
les vénériens dans une position intermédiaire, comme, par exemple,
à Lowicz ; cela diminuerait d’autant les hôpitaux de Varsovie. Il
me faudra beaucoup d’hôpitaux du côté de Thorn, puisque,
indépendamment des 6 000 blessés de la bataille, je ne tarderai pas
à avoir des malades.</p><p>Donnez-moi
des nouvelles de Le Marois ; sa santé permet-elle de compter de sa
part sur quelques services ?<sup>[^4]</sup></p>
[^1]: Respectivement, Daru et Berthier.
[^2]: Louis.
[^3]: <span></span> Le 31 janvier 1807, Savary a remplacé Lannes, blessé et malade, à la tête du 5<sup>e</sup> corps d’armée. Masséna sera nommé à ce commandement le 24 février, mais n’en prendra possession que le 6 mars.
[^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 872, février 1807, n° 101.</body> |
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