CG7-14267.md

identifiantCG7-14267.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/02/03 00:00
titreNapoléon au général Duroc, grand maréchal du palais
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14267. - </b>Au général Duroc, grand maréchal du palais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Passenheim, 3 février 1807</h2><p>Rapp aurait dû me donner des nouvelles de ce que les Autrichiens disent que fait Essen<sup>[^1]</sup>.</p><p>Veillez à ce que les caissons de chaque corps, à leur départ de Varsovie, soient remplis de pain et dirigés sur les corps.</p><p>Il me tarde de savoir le général Oudinot à Pultusk, pour que nos communications soient bien assurées. S’il était arrivé à Varsovie deux cents hommes des dépôts de dragons, chasseurs et hussards, on pourrait en former un escadron qui servirait au général Oudinot tout le temps que cela serait nécessaire, et qui seraient après renvoyés à leurs corps respectifs. Dites-lui que le général Grandeau<sup>[^2]</sup> est à Myszyniec avec un régiment, deux cents chevaux et deux pièces de canon, qu’il borde la Skwa et a six cents chevaux entre Ostrolenka et Myszyniec.</p><p>Il est convenable que le général Oudinot envoie dans ces deux endroits pour connaître les mouvements de l’ennemi de ce côté. Les premières mesures qu’il a à prendre sont d’abord de maintenir nos communications, de chasser les partis ennemis et se porter sur la petite rivière de l’Omulew. Après ce premier but, sa destination est de soutenir le général Savary<sup>[^3]</sup> dans ses opérations.</p><p>Comme je vois, par les états, que son corps sera le 3 à Varsovie, c’est-à-dire le 5 à Pultusk, et que de Pultusk à Allenstein, où est l’armée ce soir, il y a quatre jours, il ne peut nous joindre avant le 10. Il y a quatre marches ; j’aurai le temps de lui envoyer des ordres. Que, sa première brigade arrivée, il la pousse sur Pultusk, et qu’avec tout son corps il soutienne Ostrolenka et le général Savary. C’est parce que je compte sur lui que j’ai retiré une division que je voulais laisser là.</p><p>Faites-moi connaître ce que je puis compter des 6 000 Polonais qui sont à Varsovie. À mesure que j’avance, les troupes, même médiocres, sont utiles, pour protéger nos communications, escorter les convois, etc.<sup>[^4]</sup></p> [^1]: Le général russe Ivan Essen, établi entre la Narew et le Bug, à la frontière de la Galicie autrichienne. [^2]: <span></span> Commande la 3<sup>e</sup> brigade de la 2<sup>e</sup> division (Friant) au 3<sup>e</sup> corps (Davout). [^3]: <span></span> Commande provisoirement le 5<sup>e</sup> corps de Lannes. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 872, février 1807, n° 32.</body>