CG7-14250.md

identifiantCG7-14250.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/02/02 00:00
titreNapoléon au général Clarke, gouverneur de Berlin et de la Prusse
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14250. - </b>Au général Clarke, gouverneur de Berlin et de la Prusse</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Willenberg, 2 février 1807</h2><p>Monsieur le général Clarke, j’ai reçu la lettre que M. La Bouillerie vous a écrite en date du 22 janvier. Il est tout simple que les états de M. Daru et les siens ne s’accordent pas, puisque l’un parle de recettes annoncées, et l’autre de recettes réalisées. La province de Magdeburg<sup> </sup>doit rendre six millions. Le bordereau des effets trouvés dans cette place est dans les mains de l’Intendant<sup>[^1]</sup>. C’est à M. La Bouillerie à voir à les réaliser. Mon intention est de ne rien rendre, sauf à le compenser ensuite sur les contributions<sup>[^2]</sup>.</p><p>Pour Kassel, j’ai remplacé la contribution par la restitution des sommes placées par l’Électeur<sup>[^3]</sup>, qui se montent à seize millions. Pour Halberstadt, il y a une différence de deux cents mille francs. Il y en a une de cent mille francs sur Brunswick. Il faut que La Bouillerie approfondisse cela. Pour la contribution extraordinaire, il est ridicule que Stettin ne verse rien ; donnez les ordres les plus positifs qu’il y ait deux millions de versés avant la fin du mois. Cette partie est très arriérée dans votre gouvernement. Pressez les rentrées. La Silésie, la Saxe payent ; il n’y a que la Prusse qui ne paye pas. Quant aux contributions ordinaires, il est incroyable qu’elles aient si peu rendu. Que fait M. Estève<sup>[^4]</sup> ? Il fait des états et il dort. Il doit faire le budget, mois par mois, de la monarchie prussienne. Toutes les branches du revenu ne rendent pas ce qu’elles doivent rendre : le sel ne rend rien ; l’imposition directe ne rend rien. On ne peut être moins satisfait que je le suis de son administration. Occupez-vous de cet objet important. Les capotes et souliers qu’on a fournis à Berlin sont très mauvais. Faites faire la visite des magasins, et voyez quel est le commissaire des guerres qui reçoit de si mauvaises drogues.<sup> [^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3> [^1]: Daru. [^2]: <span></span> Dans la minute (Archives nationales, AF IV 872, février 1807, n° 15), figure une phrase supplémentaire : « <i>Cela seul fait une différence de cinq à six millions</i> ». [^3]: <span></span> Guillaume I<sup>er</sup>. [^4]: Depuis Iéna, Estève est chargé de gérer les finances prussiennes afin d’évaluer le montant possible des indemnités de guerre. [^5]: Expédition, collection privée.</body>