CG7-14196.md

identifiantCG7-14196.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/01/28 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14196. - </b>Au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Varsovie, 28 janvier 1807, 10 heures du soir</h2><p>Mon Cousin, donnez l’ordre au parc du génie<sup>[^1]</sup> de partir demain, à cinq heures du matin, pour se rendre à Pultusk. Il y aura 7 000 outils. Un officier supérieur du génie, six officiers du génie de différents grades au moins, et au moins 240 sapeurs l’accompagneront. Je vois avec peine que le génie n’a pas un plus grand nombre d’outils et de voitures à faire partir. J’aurais espéré avoir 30 000 outils et un millier de sapeurs. Toutefois faites partir ceux que je viens de vous désigner, et demandez au général Chasseloup<sup>[^2]</sup> une augmentation d’outils et de caissons.</p><p>Donnez l’ordre à tous les constructeurs de fours français et maçons de l’armée de partir demain à cinq heures du matin avec le parc du génie, et de suivre son mouvement ; ils seront sous les ordres de l’ordonnateur qui suivra le quartier général<sup>[^3]</sup>. On m’enverra l’état de ce qui partira. Je compte qu’il y aura 40 ouvriers capables de faire quatre ou cinq fours dans vingt-quatre heures. J’attache une grande importance à cela. Vous vous souvenez qu’en Égypte nos fours étaient faits en vingt-quatre heures. Dans les pays riches, cela a été négligé ; il faut le rétablir. Des ouvriers du pays feront les fours de Sierock, de Modlin et de Pultusk.</p><p>Donnez ordre au maréchal Bessières de faire suivre les trois fours portatifs qu’a la Garde ; ils marcheront avec les boulangers de la Garde qui les servira. Donnez l’ordre aussi que tous les boulangers de la Garde partent demain pour suivre l’armée, et après-demain quelques brigades pour suivre le quartier général. Quant à la boulangerie de Varsovie, il est absurde de penser qu’on puisse manquer de boulangers dans ce pays. En les payant à un taux fixe par jour, et leur donnant une plus-value pour le nombre de fournées qu’ils feront en sus, en les payant exactement et n’épargnant pas les gratifications, on ne manquera pas de boulangers, et ce ne sera pas un objet de 6 000 francs de plus au bout du mois. Donnez donc l’ordre à l’intendant général<sup>[^4]</sup> de renvoyer les boulangers français à la suite du quartier général. Faites connaître à l’ordonnateur Joinville mes intentions sur les différentes parties de l’administration, afin que, demain au soir, à Pultusk, il puisse me faire connaître si tous mes ordres sont exécutés.<sup>[^5]</sup></p> [^1]: Commandé par Cazals. [^2]: Inspecteur général du génie. [^3]: Joinville. [^4]: Daru. [^5]: Expédition non signée, S.H.D., GR, 17 C 63.</body>