CG7-14140.md

identifiantCG7-14140.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1807/01/21 00:00
titreNapoléon à Godoy, prince de la Paix
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14140. - </b>À Godoy, prince de la Paix</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Varsovie, 21 janvier 1807</h2><p>Mon cousin, la lettre de Votre Altesse, en date du 21 décembre, m’informe des mesures qu’elle a prises pour soutenir dignement les intérêts de son souverain<sup>[^1]</sup>, pour assurer en Espagne l’exécution des plans qui seraient concertés entre les deux cours.</p><p>J’ai lu avec intérêt, Prince, les dispositions que vous m’avez exprimées. Éloigner les Anglais du continent, fermer les ports à leur commerce, l’accès du Hanovre à leurs armées, tel est le but des mesures que j’ai prises et auxquelles pour l’intérêt même de Sa Majesté Catholique, j’ai désiré la voir concourir. L’Angleterre ne s’enrichit que sur le continent. L’en exclure, y frapper son commerce, c’est attaquer les bases de sa puissance. C’est là qu’il faut tendre par-là qu’il est important de commencer. Chaque évènement a sa date fixée. Ils naissent l’un de l’autre et se développent dans un ordre naturel, vouloir les précipiter, en changer la marche, c’est en compromettre le succès.</p><p>Il vous sera honorable, Prince, d’avoir concouru à des mesures grandes, utiles à votre pays, et les liens d’amitié qui m’unissent à sa Majesté catholique vous feront aisément sentir que Votre Altesse ne peut leur rendre d’importants services sans acquérir en même temps de nouveaux titres à ma bienveillance.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Charles IV. [^2]: <span></span> Copie d’expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, C.P. , Espagne, vol. 671, fol. 55. Le texte publié par la<i> Correspondance</i> ( n° 11674 d’après la minute, Archives nationales, AF IV 872, janvier 1807, n° 189) est plus court et comporte de nombreuses variantes. </body>