| identifiant | CG7-14094.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/01/17 00:00 |
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| titre | Napoléon à Feth-Ali, shah de Perse |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 14094. - </b>À Feth-Ali, shah de Perse</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Varsovie, 17 janvier
1807</h2><p>Je
t’ai offert mon amitié, et je t’ai envoyé, de l’occident de
l’Europe, deux de mes fidèles serviteurs<sup>[^1]</sup>.
La dépouille mortelle de l’un t’est restée comme un gage de sa
mission ; l’autre a rempli toute la sienne, et j’ai su tes
dispositions envers moi, tes courageux efforts et les succès contre
les Russes.</p><p>Apprends
aussi mes avantages, et qu’ils t’inspirent une nouvelle
confiance. J’ai quitté mon empire pour marcher au-devant de nos
ennemis : leurs armées ont été détruites. Dans une marche de 500
lieues, j’ai tout soumis à mes armes ; la Prusse est conquise, et
les sanglantes défaites des Russes m’ont rapproché de toi.
Vaincus partout, ils ont été rejetés dans leur fuite au-delà du
Niémen, et ils se renferment dans leurs frontières, où mon armée
les poursuit. Varsovie, où je suis, fut la capitale d’un grand
empire qui tint autrefois la Russie sous sa domination, et qui, un
instant, éclipsé, peut reprendre encore son éclat. La Pologne a
ressaisi les armes, ses troupes ont déjà vaincu, et son nouveau
gouvernement s’organise<sup>[^2]</sup>.
De ton côté, attaque avec rigueur les ennemis que mes victoires te
livrent affaiblis et découragés ; reprends sur eux la Géorgie et
toutes les provinces qui furent ton empire, et referme contre eux les
portes caspiennes qui en gardèrent si longtemps l’entrée.</p><p>Ta
fortune a mis un bandeau sur les yeux de tes ennemis. Déjà pressés
à l’Orient et l’Occident, ils ont osé déclarer la guerre à la
Porte ottomane. Sans doute une puissance invisible, la même qui m’a
fait vaincre et qui veille sur ta gloire, a voulu entraîner
elle-même nos ennemis à leur perte, en les armant en aveugles
contre les forces de trois puissants empires. Tous trois,
concertons-nous et formons une éternelle alliance. J’attends ton
ambassadeur<sup>[^3]</sup>
pour la conclure, et c’est au milieu de mes victoires que je te
renouvelle les assurances de mon affection. Je te souhaite les
bénédictions du ciel, un règne long et glorieux et une fin
heureuse.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: <span></span> Romieu et Jaubert. Seul Jaubert est revenu, l’adjudant général Romieu est mort en route, vraisemblablement empoisonné. Voir le vol.5 de <i>La Correspondance générale</i>.
[^2]: Présidé par Stanislas Malachowski.
[^3]: Mirza Mohammad-Reza Khan.
[^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 11651, d’après l’expédition communiquée par le général Ferrier (minute, Archives nationales, AF IV 872, janvier 1807, n° 160).</body> |
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