| identifiant | CG1-0377.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1795/12/18 00:00 |
| titre | Napoléon à Joseph |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 377. - </b>À Joseph</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, 27 frimaire an IV [18 décembre 1795]</h2><p style="margin-top: 0cm">Je ne reçois que très rarement de tes nouvelles. Tu ne dis cependant pas me tenir rigueur. Tu sais que mes occupations et l’agitation permanente de ma vie m’empêche d’être régulier à t’écrire. Mais Fesch doit le faire tous les jours.</p><p style="margin-top: 0cm">La famille ne manque de rien. Je lui ai fait passer argent, assignats, habille[ment], etc…</p><p style="margin-top: 0cm">Je n’ai reçu que depuis peu de jours 400 mille francs pour toi. Fesch, dans les mains de qui je les ai remis t’en rendra compte. Cette somme est si peu de chose que je m’en fie entièrement à lui.</p><p style="margin-top: 0cm">Lucien est confirmé commissaire des guerres. Je l’envoie à l’armée du Rhin.</p><p style="margin-top: 0cm">Ramolino viendra à Paris où il a été placé ainsi que Ornano… Il sera peut-être possible que je fasse venir ici la famille.</p><p style="margin-top: 0cm">Les affaires vont ici très bien. Lorsqu’il y aura des places, tu seras placé consul en Italie ou Portugal. Donne-moi de tes nouvelles plus en détail et de ta femme et d’Eugénie.</p><p style="margin-top: 0cm">Adieu, mon bon ami, tout à toi.</p><p style="margin-top: 0cm">Je ne sens de privation que de te sentir loin d’ici et d’être privé de ta société. Si ta femme n’était pas grosse, je t’engagerai à venir promptement à Paris y faire un tour.</p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bp</i></h3><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm">Songis[^1] est mon aide de camp, chef de brigade.</p><p style="margin-top: 0cm">Junot, chef de bataillon.</p><p style="margin-top: 0cm">Louis et 5 autres que tu ne connais pas sont aide de camp, capitaines.[^2]</p> [^1]: Nicolas Marie Songis des Courbons [ou Songis] (1761-1810), directeur du parc de siège en sous Bonaparte à Toulon (1794), chef de bataillon d’artillerie (1795), il sert ensuite à l’armée d’Italie. Bonaparte le nomme chef de brigade (15 août 1796), grade confirmé par le Directoire le 14 septembre. [^2]: Expédition autographe, Archives nationales, 400 AP 10.</body> |