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CG7-13991.md| identifiant | CG7-13991.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/01/08 00:00 |
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| titre | Napoléon à Marie-Louise de Bourbon, reine d’Étrurie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG7</i> - 13991. - </b>À Marie-Louise de Bourbon, reine d’Étrurie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Varsovie, 8 janvier
1807</h2><p>Madame
ma Sœur, j’ai reçu la lettre où Votre Majesté veut bien
m’informer de la part qu’elle prend aux avantages que j’ai
obtenus contre nos ennemis. Leurs plans d’attaque menaçaient mes
alliés comme moi. Les mêmes succès nous ont servis tous, et les
événements qui m’ont rendu maître du nord de l’Allemagne ont
assuré le repos de l’Italie, ont protégé les États de Votre
Majesté.</p><p>Elle
n’a, pour entrer dans ce plan de défense commune, aucun armement à
faire, elle a seulement à préserver ses États de toute relation de
commerce avec nos ennemis. L’Angleterre, exclue de tous les ports
depuis la Baltique jusqu’à Tarente, ne doit pas espérer plus de
faveur dans un royaume qu’elle a refusé de reconnaître :
l’Angleterre, armée contre la France, armée contre l’Espagne,
ne trouvera pas chez la fille de Sa Majesté Catholique<sup>[^1]</sup>
de nouveaux moyens pour faire la guerre à l’Espagne, pour faire la
guerre à la France.</p><p>Sa
Majesté Catholique, dont vous aimez, Madame, à suivre les exemples,
me donne avec loyauté des preuves de son attachement à l’alliance
et ne m’a jamais mis dans le cas de douter de la sincérité de ses
sentiments pour moi. J’ai dû également compter sur les sentiments
de Votre Majesté, et, dans cette persuasion, j’ai chargé mon
ministre auprès d’elle de chercher toutes les occasions de lui
être agréable et de lui renouveler les assurances de mon affection.
Puisque Votre Majesté veut bien recourir aux conseils de l’amitié,
je la prie de regarder comme ses plus fidèles serviteurs ceux qui la
retiendront attachée à la cause commune. C’est par là qu’elle
jugera de leur attachement à sa personne, et tout ce que je désire
le plus, c’est qu’elle soit toujours environnée de ses vrais
amis.<sup>[^2]</sup></p>
[^1]: Charles IV d’Espagne.
[^2]: <span></span>Minute, Archives nationales, AF IV 872, janvier 1807, n° 58. Extrait [catalogue de vente], J. A. Stargardt, <i>Autographen auktion</i>, 6 et 7 juin 1978, n° 1180.</body> |
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