Gouvernement_Provisoire

nomGouvernement_Provisoire
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titre (fr)Gouvernement provisoire
titre (en)Provisional government
contenu de la page de présentation en markdown (fr)# Correspondance de la Commission de gouvernement provisoire ## Fiche signalétique de la collection | Intitulé | Minutes de la Commission de gouvernement provisoire, 1815 | |------------|-------------------------------------------------| | Date | 28 juin – 7 juillet 1815 | | Producteur | Commission de gouvernement provisoire ; Davout, ministre de la Guerre | |Importance matérielle| 46 documents | | Aperçu du contenu | Ces documents représentent une partie de la correspondance de la Commission de gouvernement provisoire qui assure la transition de pouvoir après Waterloo. | |Remarques sur la description | Ces minutes ont été conservées à la suite de celles de Napoléon pour les Cents-Jours. | [Voir les documents](https://www.napoleonica.org/fr/collections/Gouvernement_Provisoire/search?page=0&pageSize=20) ## Description détaillée ### Composition Ces documents représentent une partie de la correspondance de la commission de gouvernement provisoire qui assure la transition du pouvoir entre l’abdication de Napoléon le 22 juin 1815 et la seconde Restauration de Louis XVIII. La collection est composée de 46 minutes de lettres signées soit par l’ensemble des membres de la Commission de gouvernement, soit par son président Fouché. Certaines pièces mettent en lumière les luttes d’influence et les tentatives de Fouché de prendre le contrôle de la Commission. ### Description physique Ces documents ont été conservés à la suite des Minutes de lettres de Napoléon pour les Cents-Jours sous la côte : AF IV 908. Cette collection forme un ensemble indépendant des lettres de Napoléon titrée « Minute de la Commission ». Le foliotage reprend de 1 depuis la page de titre à 46 le dernier document. La page de titre porte la mention : « A transcrire dans le registre de correspondance où les premières ont été enregistrées, à bulletiner ainsi que celles déjà enregistrées et à classer à la suite de celles de Napoléon suivant la matière. » La première minute est datée du 28 juin 1815, la dernière du 7 juillet 1815. Une minute est non datée et a probablement été rédigée dans les tous premiers jours de fonctionnement de la Commission soit à partir du 23 juin. Les minutes sont pour la plupart les dictées, certaines sont des copies et portent la mention « L’original est resté dans les mains du duc d’Otrante. » Quelques minutes sont en double exemplaire, la dictée et sa copie. ### Historique de la conservation Les minutes des lettres de Napoléon et les archives de la Secrétairerie d’État ont été conservées après l’Empire au Louvre sous la garde de Louis François Bary (1776-1865), archiviste du cabinet de Napoléon sous l’Empire. En juillet-aout 1849, à la suite de la retraite de Bary, elles sont versées aux <a href="https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/IR/FRAN_IR_055232" target="_blank">Archives nationales</a> où elles sont conservées depuis. ## Conditions d'accès et d'utilisation La collection numérisée est entièrement disponible sur ce site. Dans le cadre de l’opération d’édition de la Correspondance de Napoléon, la totalité du fonds des minutes des lettres de Napoléon (AFIV 861 à 908) a été numérisée et mise en ligne sur le site des <a href="https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/IR/FRAN_IR_055232" target="_blank">Archives nationales</a>. Les originaux sont accessibles sur la salle des Inventaires virtuelle : <a href="https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?irId=FRAN_IR_055232&udId=c-ejkpuksgy-1drgcoqssxt5q&details=true&gotoArchivesNums=false&auSeinIR=true&formCaller=GENERALISTE&fullText=AFIV/908" target="_blank">1er au 30 juin 1815</a> <a href="https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?irId=FRAN_IR_055232&udId=c-ejnwryx7a-12i2dioefgk3l&details=true&gotoArchivesNums=false&auSeinIR=true&formCaller=GENERALISTE&fullText=AFIV/908" target="_blank">1er au 7 juillet 1815</a> <div class="medium-image"> ![Lettre de Davout, ministre de la Guerre à la Commission de gouvernement provisoire, 28 juin 1815](./images/Minute_Davout_1815.jpg) _Lettre de Davout, ministre de la Guerre à la Commission de gouvernement provisoire, 28 juin 1815, AN, AFIV 908, n° 8. © Archives nationales_ </div> Mise en ligne, mars 2021
contenu de la page de présentation en markdown (en)# Correspondence from the Provisional Government Commission ## Introduction to the corpus | Title | Minutes de la Commission de gouvernement provisoire, 1815 | |------------|-------------------------------------------------| | Dates | 28 June – 7 July 1815 | | Producer | Provisional Government Commission; Davout, Minister of War | |Volume of material| 46 documents | | Outline of the contents | These documents represent a part of the correspondence of the Provisional Government Commission which ensured the transition of power after Waterloo. | |Comments on description | These minutes were kept after those of Napoleon for the Hundred Days. | [See the documents !](https://www.napoleonica.org/fr/collections/Gouvernement_Provisoire/search?page=0&pageSize=20) ## Detailed description ### Composition These documents represent part of the correspondence of the Provisional Government Commission that ensured the transition of power between the abdication of Napoleon on June 22, 1815 and the second Restoration of Louis XVIII. The collection consists of 46 minutes of letters signed either by all the members of the Government Commission or by its president Fouché. Some of the documents highlight the struggles for influence and Fouché's attempts to take control of the Commission. ### Physical description These documents were preserved, under the shelfmark AF IV 908 coming directly after the minutes of Napoleon's letters for the Hundred Days. This collection forms an independent set within Napoleon's letters entitled "Minute de la Commission". The foliation goes from 1 on the title page to 46 on the last document. The title page bears the note : "To be transcribed into the register of correspondence where the first ones were recorded, to be listed as well as those already recorded and to be filed after those of Napoleon according to the subject." The first minute is dated 28 June 1815, the last one 7 July 1815. One minute is undated and was probably written in the very first days of the Commission's operation, i.e., on or after 23 June. The minutes are for the mostly dictations, some are copies and carry the mention "The original remained in the hands of the duke of Otranto." Some minutes are in double copy, the dictation and its copy. ### History of conservation After the fall of the Empire, the minutes of Napoleon's letters and the archives of the Secrétairerie d'État were kept at the Louvre in the care of Louis François Bary (1776-1865), archivist of Napoleon's cabinet during the Empire. In July-August 1849, following Bary's retirement, they were transferred to the <a href="https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/IR/FRAN_IR_055232" target="_blank">Archives nationales</a> where they have been kept ever since. ## Conditions of access and use The entire collection has been digitized and is available on this site. As part of the project to publish the Napoleon's Correspondance, the entire collection of minutes of Napoleon's letters (AFIV 861 to 908) has been digitised and made available online at the <a href="https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/IR/FRAN_IR_055232" target="_blank">Archives nationales</a>. The originals are available at the Virtual Inventory Room: <a href="https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?irId=FRAN_IR_055232&udId=c-ejkpuksgy-1drgcoqssxt5q&details=true&gotoArchivesNums=false&auSeinIR=true&formCaller=GENERALISTE&fullText=AFIV/908" target="_blank">1 to 30 June 1815</a> <a href="https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?irId=FRAN_IR_055232&udId=c-ejnwryx7a-12i2dioefgk3l&details=true&gotoArchivesNums=false&auSeinIR=true&formCaller=GENERALISTE&fullText=AFIV/908" target="_blank">1 to 7 July 1815</a> <div class="medium-image"> ![Letter from Davout, Minister of War, to the Provisional Government Commission, 28 June 1815](./images/Minute_Davout_1815.jpg) _Letter from Davout, Minister of War, to the Provisional Government Commission, 28 June 1815, AN, AFIV 908, n° 8. © Archives nationales_ </div> Updated: March 2021
contexte en markdown (fr)# Le pouvoir en transition : la Commission de gouvernement provisoire 23 juin - 7 juillet 1815 Le 22 juin 1815 à l'Elysée, Napoléon abdique en faveur de son fils Napoléon II. Dès le lendemain, une Commission de gouvernement provisoire se met en place, pour organiser officiellement la régence. Aux mains du ministre de la police Fouché, le gouvernement provisoire s’éloigne très vite de ce but pour ne signer ses actes qu’au nom du « Peuple français ». La composition de la Commission de gouvernement est entérinée par la Chambre des représentants : <div class="text-small-image"> <div class="side-text"> * Président de la Commission de gouvernement : Joseph Fouché * Membre de la Commission de gouvernement : <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/biographies/carnot-lazare-nicolas-marguerite-1753-1823-ministre-homme-detat/" target="_blank">Lazare Carnot</a> * Membre de la Commission de gouvernement : Paul Grenier * Membre de la Commission de gouvernement : Armand Augustin Louis de Caulaincourt * Membre de la Commission de gouvernement : Nicolas Quinette de Rochemont * Ministre des Affaires étrangères : Louis Pierre Edouard Bignon * Ministre des Finances : <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/biographies/gaudin-martin-michel-charles-1756-1841-ministre-des-finances-duc-de-gaete/" target="_blank">Martin Michel Charles Gaudin</a> * Ministre du Trésor : <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/tableaux/portrait-de-francois-nicolas-mollien-1758-1850-ministre-du-tresor-public/" target="_blank">Nicolas François Mollien</a> * Ministre de l’Intérieur : Claude Marie Carnot de Feulins * Ministre de la Police : Joseph Pelet de la Lozère * Ministre de la Justice Antoine Jacques Claude Joseph Boulay de la Meurthe * Ministre de la Marine : <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/biographies/decres-denis-duc-1761-1820-vice-amiral-ministre/" target="_blank">Denis Decrès</a> * Ministre de la Guerre : <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/biographies/davout-ou-davout-louis-nicolas-duc-dauerstaedt-prince-deckmuhl-1770-1823-marechal/" target="_blank">Louis Nicolas Davout</a> * Secrétaire du gouvernement : Théophile Berlier * Commandant des Gardes nationales : <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/biographies/massena-andre-1758-1817-duc-de-rivoli-prince-dessling-marechal/" target="_blank">André Masséna</a> </div> ![Joseph Fouché (1759-1829)](./images/Fouché Versailles.jpg) _Joseph Fouché (1759-1829), Claude Marie Dubufe d’après René Théodore Berthon. Photo © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Franck Raux_ </div> ## Finir la Guerre <div class="small-image-text"> ![Louis Nicolas Davout (1770-1823)](./images/Davout.jpg) _Louis Nicolas Davout (1770-1823), ministre de la guerre de la Commission de gouvernement provisoire carte postale, © Fondation Napoléon_ <div class="side-text"> Dès le 20 juin, à la suite de la défaite de Waterloo, les armées Alliés passent les frontières de la France. Elles refoulent rapidement l’armée française qui se replie en tentant de ralentir ponctuellement l’avance des coalisés. Au nord Wellington et Blücher marchent sur Paris. Á l’est l'autrichien Schwarzenberg, aidé des Wurtembergeois prend l’Alsace. Dans la région de Lyon, les Austro-piémontais de Bubna et Frimont menacent <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/biographies/suchet-louis-gabriel-1770-1826-duc-dalbufera-marechal/" target="_blank">Suchet</a>. Face à un effondrement militaire prévisible, le gouvernement provisoire n’a d’autres choix que de négocier rapidement une difficile cessation des hostilités. Le 24 juin, le maréchal Soult, commandant l’armée du Nord, informe Wellington et Blücher de l’abdication de Napoléon. Le commandant prussien se montre dès ce moment intraitable. Sauf à se faire livrer toutes les places du Nord et Napoléon, qu’il voulait faire fusiller, Blücher ne veut conclure aucun cessez-le-feu. Une nouvelle délégation composée de La Fayette, du général Sebastiani, d’Argenson, Pontécoulant, Laforest et Benjamin Constant, est chargée d’entamer des pourparlers avec les Alliés le lendemain. Blücher se montre inflexible et refuse d’envisager une convention d’armistice avant d’avoir obtenu une victoire complète. Ce même jour, pour laisser la Commission de gouvernement plus libre de ses actes, Napoléon quitte l’Élysée pour la Malmaison. Il y reste quatre jours sous la surveillance du général Beker, qui doit veiller à la planification du projet américain de l’Empereur. </div> </div> Sur le front militaire l'avance des coalisé est inexorable. Le 26 juin, le corps prussien de Zieten est proche de Compiègne, et Wellington a dépassé Péronne qui s’est rendu sans résistance. Incapable d’enrayer l’avancée des coalisés le maréchal Soult cède le commandement de l’armée du Nord au maréchal Grouchy. En accord avec Davout, ministre de la Guerre, ce dernier replie l’armée du Nord dans la direction de Paris. Dans la région lyonnaise, le maréchal Suchet est contraint de signer un armistice. Le 27, de nombreuses escarmouches ont lieu à la frontière nord de l’île de France, auxquelles les français ne peuvent résister. Á Paris, un « grand conseil » formé de la Commission, des ministres et du bureau des Chambre s’assemble sur l’initiative de Fouché. Ce dernier et le maréchal Davout y dressent un tableau très pessimiste de la situation. Le ministre de la Guerre plaide pour les Bourbons, qui seuls peuvent obtenir de bonnes conditions pour faire cesser l’invasion et éviter une sévère punition au moment de la paix. De son propre chef, Fouché envoie aux Alliés une nouvelle délégation composées de Flaugergues, Andréossy, Valence, Boissy d’Anglas et La Besnardières. Il les autorise à entrer en discussion au nom du gouvernement français, et leur confie une lettre pour Wellington dans laquelle il se déclare pour une constitution copiée sur le modèle anglais. Louis XVIII adopte la Déclaration de Cambrai qui le place en position de reprendre le pouvoir. Le 28 juin, la lettre à Wellington est lue et acclamée à la Chambre des représentants et la séance entérine le principe d’un retour de Louis XVIII. Sur le front, un violent accrochage a lieu à Villers-Cotterêts, ralentissant un temps l’avance prussienne. Au Bourget, les généraux Reille et Drouet d’Erlon s’apprêtent à faire de même, tandis que Paris est déclaré en état de siège. Les nouvelles contradictoires qui circulent en France font naitre une certaine agitation. Dans plusieurs départements, les royalistes tentent de prendre le pouvoir auxquels s’opposent les fédérés. Les rapports sont alarmants et en plusieurs points du territoire la population est au bord de la guerre civile. Le 29 juin, Wellington et Blücher répondent aux avances du Gouvernement provisoire que tant que Napoléon serait proche de Paris, les négociations ne pourraient aboutir. La veille l’Empereur avait proposer ses services comme simple général. La proposition avait été rejetée par Fouché qui ne veut pas de bataille, mais un armistice honorable pour régler en paix la transition de régime. Devant le risque de tomber aux mains des Alliés, accompagné notamment du général Bertrand, Napoléon quitte La Malmaison pour Rochefort. Le lendemain, les Alliés occupent le nord de la région parisienne les unités les plus en pointe sont au Bourget et à Saint-Denis. Devant un conseil de guerre, le maréchal Davout, nommé à la tête de la défense de la capitale, doute de pouvoir sauver la ville. Seuls quelques hommes, comme Carnot croient encore à la possibilité d’une résistance. <div class="text-image"> <div class="side-text"> Le 1er juillet 1815, Blücher contrôle le pont de Saint-Germain, a franchi la Seine et occupe Versailles. Le conseil de guerre réuni autour de Fouché constate qu’il est impossible de défendre Paris. Malgré la victoire que remporte Exelmans en écrasant deux régiments prussiens à Rocquencourt, la situation est sans issue. Le maréchal Davout demande une suspension d’armes. Le 3 juillet 1815, la capitulation est signée par Bignon, Guilleminot et le préfet de la Seine Taillepied de Bondy. L’armée doit se retirer derrière la Loire. Fouché, qui avait paralysé les chambres avec ses manœuvres, obtient trois jours de négociation pour leur faire accepter de rappeler Louis XVIII. Il échoue dans cette entreprise, mais il obtient le ministère de la Police et se rend à Saint-Denis accueillir Louis XVIII.Les Alliés entrent dans Paris, le 6 juillet suivant. Le Gouvernement provisoire estimant ne plus pouvoir continuer son travail sereinement se sépare. Louis XVIII patiente encore deux jours à Saint-Denis. Il entre dans sa capitale le 8 juillet suivant. </div> ![Entrée des Alliés dans Paris, 1815](./images/Entrée_alliés_Paris.jpg) _Entrée des Alliés dans Paris le 6 juillet 1815, Gravure italienne, © Bibliothèque de l’INHA_ </div> Mise en ligne, mars 2021.
contexte en markdown (en)# Power in Transition: the correspondence of the Provisional Government, 23 June - 7 July 1815 On 22 June 1815 at the Elysées Palace, Napoleon abdicated in favour of his son Napoleon II. The next day, a provisional government commission was set up, officially to organize this regency. However, piloted by the minister of the police Fouché, the provisional government moved very quickly away from this goal, signing its measures only in the name of the "French People". The composition of the government commission was ratified by the Chambre des Représentants: <div class="text-small-image"> <div class="side-text"> * Chairman of the Provisional Government Commission: Joseph Fouché * Member of the Provisional Government Commission: <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/biographies/carnot-lazare-nicolas-marguerite-1753-1823-ministre-homme-detat/" target="_blank">Lazare Carnot</a> * Member of the Provisional Government Commission: Paul Grenier * Member of the Provisional Government Commission: Armand Augustin Louis de Caulaincourt * Member of the Provisional Government Commission: Nicolas Quinette de Rochemont * Minister of Foreign Affairs: Louis Pierre Edouard Bignon * Minister of Finance: <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/biographies/gaudin-martin-michel-charles-1756-1841-ministre-des-finances-duc-de-gaete/" target="_blank">Martin Michel Charles Gaudin</a> * Minister of the Treasury: <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/tableaux/portrait-de-francois-nicolas-mollien-1758-1850-ministre-du-tresor-public/" target="_blank">Nicolas François Mollien</a> * Minister of Home Affairs: Claude Marie Carnot de Feulins * Minister of Police: Joseph Pelet de la Lozère * Minister of Justice: Antoine Jacques Claude Joseph Boulay de la Meurthe * Minister of the Navy: <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/biographies/decres-denis-duc-1761-1820-vice-amiral-ministre/" target="_blank">Denis Decrès</a> * Minister of War: <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/biographies/davout-ou-davout-louis-nicolas-duc-dauerstaedt-prince-deckmuhl-1770-1823-marechal/" target="_blank">Louis Nicolas Davout</a> * Government Secretary: Théophile Berlier * Commander of the National Guard: <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/biographies/massena-andre-1758-1817-duc-de-rivoli-prince-dessling-marechal/" target="_blank">André Masséna</a> </div> ![Joseph Fouché (1759-1829)](./images/Fouché Versailles.jpg) _Joseph Fouché (1759-1829), Claude Marie Dubufe after René Théodore Berthon. Photo © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Franck Raux_ </div> ## End the War <div class="small-image-text"> ![Louis Nicolas Davout (1770-1823)](./images/Davout.jpg) _Louis Nicolas Davout (1770-1823), Minister of War of the Provisional Government Commission, postcard, © Fondation Napoléon_ <div class="side-text"> On 20 June, following the defeat at Waterloo, the Allied armies entered into France. They easily pushed back the French army as it retreated in an attempt to slow down the allied advance. From the north, Wellington and Blücher marched on Paris. To the east, the Austrian Schwarzenberg, helped by his Württemberg allies, took Alsace. In the region of Lyon, the Austro-Piedmontese led by Bubna and Frimont threatened <a href="https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/biographies/suchet-louis-gabriel-1770-1826-duc-dalbufera-marechal/" target="_blank">Suchet</a>. Facing military collapse, the provisional government had no choice but to engage quickly in difficult negotiations for an armistice. On 24 June, Marshal Soult, commander of the Northern Army, informed Wellington and Blücher of Napoleon's abdication. The Prussian commander however was to remain intractable. Blücher did not want to agree a cease-fire. All he wanted was possession of the northern fortresses and the capture of Napoleon, whom he wanted to have shot. A new delegation composed of La Fayette, General Sebastiani, d'Argenson, Pontécoulant, Laforest and Benjamin Constant, was charged to parley with the Allies the next day. Blücher was inflexible and refused to consider an armistice agreement before having obtained a complete victory. That same day, in order to leave the Government Commission more room for manoeuvre, Napoleon left the Élysées for Malmaison. He remained there for four days under the supervision of General Beker, who was to oversee the planning of the Emperor's American project. </div> </div> On the military front, the advance of the coalition troops was inexorable. On 26 June, the Prussian corps under Zieten was close to Compiègne, and Wellington had overrun Péronne, which had surrendered without resistance. Unable to stop the advance of the coalition troops, Marshal Soult gave the command of the Army of the North to Marshal Grouchy. In agreement with Davout, Minister of War, Grouchy withdrew the Army of the North in the direction of Paris. In the Lyon region, Marshal Suchet was forced to sign an armistice. On the 27th, numerous skirmishes took place on the northern border of Ile de France, which the French could not resist. In Paris, a "grand council" formed by the Commission, ministers and the standing committee of the Chambres met on the initiative of Fouché. Fouché and Marshal Davout drew a very pessimistic picture of the situation. The Minister of War pleaded the cause of the Bourbons, who alone (he maintained) could obtain good conditions to stop the invasion and avoid a severe punishment at the time of peace. On his own initiative, Fouché sent to the Allies a new delegation, composed of Flaugergues, Andréossy, Valence, Boissy d'Anglas and La Besnardières. He authorized them to enter into discussions in the name of the French government and entrusted them with a letter to Wellington in which he declared himself in favor of a constitution based on the English model. Louis XVIII adopted the Declaration of Cambrai which placed him in position to take again the power. On 28 June, the letter to Wellington was read and acclaimed in the Chambre des Représentants and the sitting ratified the principle of a return of Louis XVIII. At the front, a violent clash took place at Villers-Cotterêts, slowing down the Prussian advance for a while. At Le Bourget, the generals Reille and Drouet d'Erlon prepared to do the same, while Paris was declared in a state of siege. The contradictory news circulating in France caused some agitation. In several departments, it was said that the royalists were trying to take power, opposed by Fédérés. Reports were alarming and in many parts of the country the population was on the verge of civil war. On 29 June, Wellington and Blücher replied to the 'openings' made by the Provisional Government that as long as Napoleon was close to Paris, negotiations could not succeed. The day before the Emperor had offered his services as a simple general. The proposal had been rejected by Fouché who did not want a battle but preferred an honorable armistice to settle in peace the transition of regime. Napoelon was then faced with the risk of falling into the hands of the Allies, and so he left La Malmaison for Rochefort, accompanied in particular by General Bertrand. The next day, the Allies occupied the northern part of the Paris region; the most advanced units were at Le Bourget and Saint-Denis. At a council of war, Marshal Davout, appointed to head the defense of the capital, doubted he could save the city. Only a few men, such as Carnot, still believed in the possibility of resistance. <div class="text-image"> <div class="side-text"> On 1 July 1815, Blücher controlled the bridge at Saint-Germain, crossed the Seine, and occupied Versailles. The council of war gathered around Fouché noted that it was impossible to defend Paris. In spite of the victory that Exelmans had won by beating two Prussian regiments at Rocquencourt, the situation was hopeless. Marshal Davout asked for an armistice. On 3 July 1815, the capitulation was signed by Bignon, Guilleminot and the prefect of the Seine, Taillepied de Bondy. The army had to withdraw behind the Loire. Fouché, who had paralyzed the Chambres with his maneuvers, obtained three days of negotiation to make them accept the recall of Louis XVIII. He failed in this undertaking, but he was appointed Minister of Police and went to Saint-Denis to welcome Louis XVIII. The Allies entered Paris on the following 6 July. The provisional government, considering that it could no longer continue its work in peace, split up. Louis XVIII waited two more days in Saint-Denis. He entered his capital on 8 July. </div> ![Entry of the Allies into Paris, 1815](./images/Entrée_alliés_Paris.jpg) _Entry of the Allies into Paris on 6 July 1815, Italian engraving, © Bibliothèque de l’INHA_ </div> Updated, March 2021
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