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cambaceres_38| identifiant | cambaceres_38 |
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| fait partie de | Cambacérès_Lebrun |
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| est validé | oui |
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| date | 1812/10/23 00:00 |
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| titre | Sophie de Barbé-Marbois à Lebrun, gouverneur de Hollande |
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| texte en markdown | <body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CAMBACÉRÈS</i> - 38 - </b> SOPHIE BARBÉ-MARBOIS<sup>[^1]</sup> , À SON BEAU-PÈRE L’ARCHITRÉSORIER LEBRUN, GOUVERNEUR GÉNÉRAL DE HOLLANDE </h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Paris, le [23 octobre 1812], à midi</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Un général Malet, ancien aide de camp du général Moreau, des prisons de La Force où il était détenu, avait gagné une cohorte ou régiment blanc ; cette nuit il a été arraché de force de sa prison, il a enlevé le duc de Rovigo qui y a été conduit ainsi que le préfet de police ; on y conduisait aussi le préfet de la Seine. Le général Hulin[^2] qui avait fait résistance a reçu une blessure dangereuse. Le bureau des subsistances à la tête duquel est M. Maret était cerné et occupé. L’agitation et l’incertitude ont duré depuis 6 heures du matin jusqu’à 10 heures. Vers 10 heures tout était à peu près réprimé. M. Pasquier ramené chez lui aux cris de "Vive l’Empereur", que j’ai entendus de mon cabinet. Le duc de Rovigo ramené à son hôtel par le maréchal Serrurier. Le régiment blanc, qui était un moment auparavant en révolte, a posé les armes et crié "Vive l’Empereur". Madame Pasquier a trouvé sur l’escalier de son hôtel un papier tombé de la poche d’un conspirateur au moment où on enlevait son mari. Il contient les noms du nouveau gouvernement qu’on voulait établir, beaucoup de gens du Faubourg Saint-Germain et l’écrit est signé du nom de Sciés. On croit cette signature contrefaite. Le Sénat n’a point été assemblé.[^3] </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je vous embrasse. </p>
[^1]: Sophie Barbé-Marbois (1785-1854), épouse du fils d’Anne Charles Lebrun, dame d’honneur de Marie-Louise.
[^2]: Pierre-Augustin Hulin (1758-1841), blessé à la mâchoire par un coup de pistolet porté par le général Malet.
[^3]: Archives familiales descendance Lebrun, LVI, n° 38. |
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