| identifiant | cambaceres_25 |
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| fait partie de | Cambacérès_Lebrun |
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| est validé | oui |
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| date | 1812/09/25 00:00 |
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| titre | Cambacérès à Lebrun, gouverneur de Hollande |
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| texte en markdown | <body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CAMBACÉRÈS</i> - 25 - </b> L’ARCHICHANCELIER CAMBACÉRÈS, À LEBRUN, GOUVERNEUR GÉNÉRAL DE HOLLANDE </h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Paris, le 25 septembre 1812</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Prince, avant que de répondre à la lettre que Votre Altesse Sérénissime m’a fait l’honneur de m’écrire le 21 de ce mois, je dois m’excuser auprès d’elle d’une faute qui n’est pas la mienne.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je ne vous ai point encore parlé de la bataille du 7 de ce mois[^1] .</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Voici ce qui s’est passé : </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Le mardi 22, entre midi et une heure, j’ai reçu de Vilna une lettre du duc de Bassano, qui m’annonçait très succinctement la victoire remportée par Sa Majesté. Aussitôt, je suis parti pour Saint-Cloud, afin de rendre compte à Sa Majesté l’Impératrice de ce grand succès. Je me suis reposé sur le ministre de la Guerre, du soin d’écrire à tous ceux qu’il convenait d’en informer ; Votre Altesse était du nombre. J’ai donc lieu de croire qu’elle a reçu la nouvelle le plus tôt qu’il a été possible de la lui apprendre. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Le lendemain 23, nous n’avions que peu de détails ; hier 24, j’ai écrit à Votre Altesse ce que je savais par deux dépêches de Sa Majesté qui me renvoyaient au bulletin, et par quelques renseignements recueillis dans la correspondance particulière. J’ignore comment cette lettre n’est point partie, mais je la retrouve dans le moment et je m’empresse de vous témoigner tous mes regrets d’une erreur qui n’est point de mon fait et qui a été involontaire de la part de celui qui l’a commise. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je cherche à la réparer en répétant ce que j’ai eu l’honneur de vous écrire hier. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> On s’est battu le 5, le 6 et le 7. Ce dernier jour, la bataille a commencé à cinq heures du matin et a fini fort tard ; l’affaire a été très vive et la perte de l’ennemi très considérable ; on l’évalue à trente mille hommes, et la nôtre à huit ou neuf mille. Nous avons pris 60 pièces de canon. La Garde n’a point donné. Parmi les généraux qui ont péri, sont messieurs de Montbrun, de Caulaincourt et Bar [<sic>sic</sic>][^2] ; parmi les blessés, les généraux Nansouty, Morand et Rapp.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Nous n’avons encore ni bulletin ni relation officielle. Afin d’apaiser l’impatience du public, nous avons fait insérer dans les journaux quelques articles à peu près conformes à ce que je viens d’exposer. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Il me paraît que Votre Altesse doit être sans inquiétude sur le compte de ses enfants. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Quant aux créances des Hollandais sur la Russie, je ne sais qu’en dire. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Aussitôt que je recevrai, soit le bulletin, soit quelque relation un peu étendue, je ne manquerai point de vous en instruire, et je prendrai des précautions pour que désormais mes dépêches ne soient plus oubliées. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je renouvelle à Votre Altesse Sérénissime l’hommage de mes sentiments.[^3] </p>
<p style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Le prince archichancelier de l’Empire, </p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i> Cambacérès </i></h3>
[^1]: La Moskowa.
[^2]: En plus des généraux cités par Cambacérès 7 généraux sont tués à La Moskowa : Claude Antoine Compère, Plauzonne, Lanabère, Romeuf, Marion, Tharreau et Huard de Saint-Aubin ce dernier pourrait être le « Bar » qui n’existe pas et que le secrétaire aura mal transcrit…
[^3]: Archives familiales descendance Lebrun, LVI, n° 25. |
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