| nom | houdetot |
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| affichage de la vignette | fullWidthThumb |
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| titre (fr) | Houdetot |
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| titre (en) | Houdetot |
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| contenu de la page de présentation en markdown (fr) | # Portraits réalisés par Frédéric Christophe de Houdetot [1797-1835]
## Fiche signalétique de la collection
|Intitulé| Recueil de dessins : "Amis et connaissances de 1797 à 1840".|
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|Dates |1797-1835|
|Producteur| Houdetot, Frédéric Christophe de (1778-1859)|
|Importance matérielle | 227 dessins encollés dans un recueil relié de 45 feuillets.|
| Aperçu contenu | Ce recueil ne comprend que des portraits. À noter, durant l'année d'activité de Houdetot au Conseil d'État (1806) les portraits de 36 membres du Conseil d'État. La plupart des dessins sont datés et leur sujet identifié.
| Source| Bibliothèque et archives du Conseil d'État, France |
|Remarques sur la description| Inventaire sommaire réalisé en 1999 par N. Clot.|
[Voir les documents](https://www.napoleonica.org/fr/collections/houdetot/search?page=0&pageSize=20)
## Description détaillée
La collection de dessins de Frédéric Christophe Houdetot [lien vers le contexte historique] se présente sous la forme d'un album de format 220x290 mm, à couverture cartonnée, datant du début du XXe siècle. Une vignette imprimée apposée sur la page de garde mentionne que cet album a été composé en juin 1904 par Susse Frères, 31, place de la Bourse, Passage des Panoramas, 7 et 8, Paris.
Les 225 dessins originaux ont été découpés, collés au recto de chaque feuillet de l'album dans un ordre chronologique approximatif et numérotés de 1 à 225. Le nombre de dessins par page varie selon leur taille.
L'intérêt principal de cet album réside dans le fait que la plupart des dessins portent une date, une mention de lieu et le nom des personnes représentées.
La conjonction de ces éléments permet de consolider l'attribution des dessins à Houdetot, qu'aucune mention de l'album ne vient appuyer.
En effet, les dates et les localisation des dessins épousent étroitement la vie et la carrière administrative de l’auteur, reflétant sa jeunesse à Sannois, son passage en service ordinaire du Conseil d'État en 1806 puis ses missions en Europe.
Les dessins de Frédéric Christophe Houdetot privilégient l'usage du crayon, de la plume pour les portraits réalisés en séances. Plus rare sont les dessins utilisant des techniques plus élaborées : papier de couleur, rehauts de craie ou de fusain.
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_Portrait du carnet d'Houdetot © Bibliothèque du Conseil d'État_
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## Modalités d'entrée et historique de la conservation
Cet album de dessins a été préempté par le Ministère de la Culture pour la <a href="https://www.conseil-etat.fr/actualites/la-mediatheque/visite-du-conseil-d-etat-au-palais-royal/la-bibliotheque-salle-des-colonnes" target="_blank">Bibliothèque du Conseil d'État</a>, lors d'une vente publique à Vendôme, le 31 mai 1987.
Cet préemption s'est faite sur proposition de Me André Damien, conseiller d'État, à qui la vente avait été signalée par Me Rouillac, commissaire-priseur.
Cet album de dessins faisait partie de la collection de J. B. Debret, élève de David, dispersée en deux vacations en 1987. Il est possible que l'album ait appartenu à cette collection familiale depuis les origines. Un autre recueil de "caricatures humoristiques et pensées philosophiques datées de 1837 avec des commentaires et des dialogues sous les dessins", sans doute de la main de Houdetot, a été vendu à un collectionneur.
L'album a été présenté au public pour la première fois lors de l'exposition Le Conseil d'État au cœur de la société française qui s'est tenue aux Archives nationales de décembre 1799 à mars 2000.
## Conditions d'accès et d'utilisation.
Pour des raisons de conservation l'original n'est pas communicable au public.
La reproduction de documents appartenant à l'État est soumise à autorisation et à condition. Se renseigner par écrit auprès de :
M. le conservateur de la Bibliothèque
Bibliothèque du Conseil d'État
Place du Palais Royal
75 100 Paris SP
Un microfilm du recueil a été réalisé par le département des estampes de la Bibliothèque nationale de France. |
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| contenu de la page de présentation en markdown (en) | # Drawings by Frédéric Christophe de Houdetot [1797-1835]
## Introduction to Houdetot's collection.
|Heading| Collection of drawings: "Amis et connaissances de 1797 à 1840". (Friends and acquaintances 1797 to 1840).|
|--------|--------------------------------------------------------------|
|Dates |1797-1835|
|Produced by | Houdetot, Frédéric Christophe de (1778-1859)|
|Volume of material | 225 drawings in a bound collection of 45 leaves.|
| Outline of the contents | This collection contains only portraits. During the year Houdetot was at the Conseil d'Etat (1806) he produced portraits of 36 members of the Conseil d'Etat. Most of the drawings are dated and their subject identified.|
| Classmark and location| Bibliothèque et archives du Conseil d'État, France |
|Comments on the description| Brief inventory drawn up by N. Clot in 1999.|
[See the documents !](https://www.napoleonica.org/fr/collections/houdetot/search?page=0&pageSize=20)
## Detailed description
The collection of drawings by Frédéric Christophe de Houdetot is in the form of an album measuring 220x290 mm, bound in boards, dating from the beginning of the twentieth century. A printed label affixed to the flyleaf states that this album was put together in June 1904 by Susse Frères, 31, place de la Bourse, Passage des Panoramas, 7 et 8, Paris.
The 225 original drawings have been cut out, pasted to the front of each leaf of the album in approximate chronological order and numbered 1 to 225. The number of drawings per page varies according to their size.
This album is particularly valuable because the majority of the drawings are dated and give the name of the place where they were done and the name of their subject.
In the absence of any other corroboration in the album, the coincidence in the dates and locations of the drawings with Houdetot's life and administrative career - reflecting his youth in Sannois, his move to ordinary service at the Conseil d'Etat in 1806 then his missions in Europe -lends authenticity to the assertion that the drawings are by F.C. Houdetot.
Frédéric Christophe de Houdetot's sketches are mainly in pencil, with pen-and-ink used for portraits made in sittings. The drawings which use more elaborate techniques such as coloured paper, chalk or charcoal highlighting, are rarer.
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_Houdetot's notebook page. ©Bibliothèque du Conseil _
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## Background to the conservation and acquisition of the collection
This album of drawings appeared at a public sale in Vendôme on 31 May, 1987, and was obtained by the Ministère de la Culture for the <a href="https://www.conseil-etat.fr/actualites/la-mediatheque/visite-du-conseil-d-etat-au-palais-royal/la-bibliotheque-salle-des-colonnes" target="_blank">Bibliothèque du Conseil d'État</a> through pre-emption.
This pre-emption was made at the proposal of Maître André Damien, conseiller d'Etat, who had been informed of the sale by Maître Rouillac, auctioneer. This album of drawings was part of the collection of J. B. Debret, a pupil of David, dispersed in two auctions in 1987.
It is possible that the album had been in this family collection since it was made. Another collection of "humorous caricatures and philosophical thoughts dated 1837 with comments and dialogues beneath the drawings", undoubtedly by Houdetot, was sold to a private buyer. The album was presented to the public for the first time at the exhibition "Le Conseil d'Etat au cœur de la société française" which was held at the Archives Nationales from December 1999 to March 2000.
## Terms of access and use.
The digitised collection can be seen in its entirety on this site.
The original is consequently no longer available to the public for reasons of conservation. Reproduction of documents belonging to the State is subject to authorisation and certain conditions.
Apply in writing to:
M. le conservateur de la Bibliothèque
Bibliothèque du Conseil d'Etat
Place du Palais Royal
75 100 Paris SP |
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| contexte en markdown (fr) | # La vie et les dessins de Frédéric Christophe Houdetot (1778-1859)
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_Portrait de Frédéric Christophe d'Houdetot par lui-même. Photo © RMN-Grand Palais / Benoît Touchard. Bayeux, musée d'art et d'histoire Baron-Gérard (MAHB)_
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## Famille
La famille de Houdetot est une très ancienne famille normande[^1] dont les origines remontent aux croisades.
Orphelin de mère (Louise Perrinet de Faugnes (1758-1780)) à l'âge de deux ans, Frédéric Christophe de Houdetot est élevé par sa grand-mère, en l'absence de son père César-Louis Marie François Ange de Houdetot (1749-1825), alors maréchal des logis à l'Ile de France. Cette dernière, Elisabeth Françoise Sophie, née de la Live de Bellegarde d'Ormesson, fille du fermier général, était une femme " incarnant l'amabilité, la grâce, la douceur enjouée, la bonté ", selon Rousseau qui lui voua un " amour tendre et ardent "[^2] alors qu'elle vivait séparée de son mari au château d'Eaubonne en 1758. Lorsqu'elle recueille son petit-fils en 1780, elle habite Sannois[^3] , où se trouve le domaine de son mari, et anime un salon qui reçoit la visite régulière des philosophes Diderot, Grimm, Marmontel, des américains Franklin et Jefferson[^4], ainsi que de son amie d'enfance, Germaine de Staël.
## Jeunesse
Frédéric Christophe grandit au contact de cette assemblée brillante. Cependant ses premiers dessins datés de 1797 à 1805 ne représentent pas seulement les amis de sa grand-mère, mais aussi des habitants de Sannois : des enfants, de jolies jeunes femmes, un précepteur ou un curé de Sannois côtoient des personnages plus connus comme l'abbé Delille, auteur célébré de de poésies pastorales, Saint-Lambert, l'ami de longue date de sa grand-mère, le peintre David…
En 1798, il s'engage comme canonnier dans l'artillerie, mais est très vite réformé pour des problèmes de santé.
C'est l'occasion pour lui d'approfondir son goût pour le dessin : il fréquente alors l'atelier de David et celui de Regnault. Le recueil de dessins conservé au Conseil d'Etat montre un trait de crayon alerte et une technique éprouvée, tant dans les croquis sur le vif à la plume que dans des dessins plus élaborés, mêlant fusain, craie et lavis.
Le jeune de Houdetot, page de Napoléon, poursuit sa vie mondaine entre Sannois et Paris, entre le salon de sa grand-mère et les ateliers de ses maîtres, jusqu'au 8 février 1806, jour où il est nommé, comme maints autres jeunes gens issus de l'ancienne noblesse, auditeur au Conseil d'État. Il est rattaché au ministre et à la section de la Marine, sans doute du fait des fonctions de son père alors lieutenant général aux Antilles.
## L'auditeur au Conseil d'État
Autorisé à assister aux séances du <a href="https://napoleonica-validation.demo.logilab.fr/fr/collections/conseil_d_etat/context/" target="_blank">Conseil d'État</a>, il y trouve une inspiration certaine et exerce son talent à croquer, parfois sur les papiers distribués en séance, les physionomies les plus saillantes de l'assemblée.
En tant qu'auditeur, il était certainement installé le long des fenêtres donnant sur la cour des Tuileries, sur une chaise sans table, perpendiculairement à l'estrade accueillant l'Empereur et l'archichancelier Cambacérès. Les orateurs les plus remarqués, debout lors de leurs interventions, défilent sur ses dessins : Regnault de Saint-Jean d'Angely, président de la section de l'Intérieur, Boulay de la Meurthe, président de la section de Législation, l'abbé Louis, etc.
Outre ces ténors, dont les traits nous sont connus par ailleurs, il redonne un visage à des membres moins illustres du Conseil d'État : maîtres des requêtes comme le néerlandais Vischer de Celles ou le vieil inspecteur des revues Chadelas ou jeunes auditeurs encore plus méconnus.
## Les premières missions en service extraordinaire (1806-1814)
### Berlin
Il reçoit dès le mois d'octobre 1806 une mission civile d'intendant civil à Berlin, comme administrateur des contributions indirectes, où il retrouve de jeunes gens comme lui issus du Conseil d'État : Lafond " le gros lot ", comme le précise la légende d'un dessin, administrateur de la loterie, Edouard Pépin de Bellille qui devait connaître une fin tragique au Portugal deux ans plus tard, etc. Il dessine aussi, bien souvent, une jolie Madame Friedlander, dont dix portraits sont conservés dans l'album.
### Château Salins
Le 15 janvier 1808, F.C.Houdetot est nommé sous-préfet de Château-Salins. Là encore, il continue à dessiner les gens qui l'entourent : on y voit moins d'administrateurs venus de Paris, et davantage de notables locaux, comme le receveur particulier des finances, le conservateur des Forêts ou encore le maire.
Gand
Quelques mois plus tard, le 4 novembre 1808, il devient préfet de l'Escaut et s'installe à Gand. Là encore, les dessins conservés retracent cet épisode de son existence et nous donnent un tableau vivant de la société française installée en Belgique : président du tribunal civil, chef du bureau militaire, secrétaire général de la préfecture entourent F.C. Houdetot, désormais baron par lettres patentes du 18 juin 1809[^5].
Sa demi-sœur Césarine épouse en novembre 1811, son ami et collègue du Conseil d'État, Prosper Bruguière de Barante.
### Bruxelles
Le 12 avril 1813, il est installé comme préfet de la Dyle à Bruxelles où il s'efforce d'utiliser tous les moyens de résistance aux alliés à sa disposition jusqu'à la Première Restauration
Pendant les Cent-Jours, F.C.H. se retire prudemment à Caen pour raisons de santé, bien que rappelé pour être préfet du Loiret le 22 mars 1815.
## Après 1815
La Seconde Restauration le fait préfet du Calvados le 12 juin 1815, poste qu'il accepte sur les instances de Matthieu Molé et de Prosper de Barante. Le Calvados est alors occupé militairement par les Prussiens qui exigent d'énormes contributions de guerre. Frédéric Christophe de Houdetot résiste à ces pressions et est arrêté, mis en garde à vue et menacé d'être envoyé en Prusse jusqu'à l'intervention du gouvernement qui obtient, non sans peine, son élargissement. Il démissionne néanmoins le 31 octobre 1815, ayant fait l'objet de menaces et de voies de faits de la part de ses administrés[^6] en s'opposant aux injonctions des "volontaires royaux" conduits par le duc d'Aumont. Peu de temps auparavant, il avait sauvé le général Grouchy en le prévenant que l'ordre était donné de l'arrêter.
Le 5 mars 1819 le ministère Decazes appelle F. C. Houdetot à la <a href="http://www.senat.fr/pair-de-france/houdetot_frederic_christophepf0286.html" target="_blank">Chambre des pairs</a>, où il siège parmi les royalistes constitutionnels. Il accepte en 1830 la Monarchie de Juillet et conserve son siège jusqu'en 1848.
Lors des élections du 13 mai 13 mai 1849, il est élu du Calvados à l'Assemblée législative. Il prend place à droite dans la majorité conservatrice et monarchiste, vote pour l'expédition de Rome, pour la loi Falloux sur l'enseignement, se rallie à la politique de Louis Napoléon Bonaparte et après le coup d'État de décembre 1852, il est désigné comme candidat du gouvernement au Corps législatif dans la 2e circonscription du Calvados et élu député le 29 février 1852.
Il prend part à l'établissement du régime impérial qu'il soutient de ses votes dans les rangs de la droite dynastique et est réélu comme candidat officiel le 22 juin 1857. Il meurt à l'âge de 81 ans le 21 janvier 1859, jouissant d'un revenu de plus de 80 000 francs[^7].
L'album de dessins conservé à la bibliothèque du Conseil d'État témoigne peu de sa vie après 1815. Quelques caricatures à la plume, d'un trait assez féroce, datées des années 1830 montrent cependant son goût intact pour le dessin, de même que sa nomination comme membre de l'Académie des Beaux-Arts le 10 avril 1841. Il siège au jury du Salon de 1857[^8], aux côtés d'Amédée Pastoret, une vieille connaissance, comme lui ancien auditeur du Premier Empire, membre libre de l'Académie des Beaux-Arts et homme politique, dont nous connaissons grâce à ces portraits le visage d'enfant, d'adolescent et de jeune homme.
Seuls les traits de l'artiste lui-même nous manquent, mais ses amis et connaissances nous en donnent un portrait en creux : celui d'un enfant du siècle ambitieux et charmeur.
[^1]: Armorial général d'Hoziers, *registre 7e complémentaire, 2e partie*, Firmin Didot, 1868, p. 13-24.
[^2]: Rousseau, Jean-Jacques, *Les Confessions*, Livre 9. On dit souvent que Mme de Houdetot fut le modèle de Julie dans La Nouvelle Héloïse.
[^3]: Sannois se trouve à vingt kilomètres au Nord de Paris, dans la vallée de Montmorency, de même qu'Eaubonne.
[^4]: Chinard, Gilbert, *Les amitiés américaines de Madame d'Houdetot, d'après sa correspondance avec Benjamin Franklin et Thomas Jefferson*, Paris, Champion, 1924, viii, 62 p.
[^5]: Révérend, *Armorial du Premier Empire*, I, p. 319. Ses armes étaient d'argent à la bande d'azur, chargées d'un lion rampant d'or entre deux alérions du même; au franc-quartier des barons conseillers d'État.
[^6]: Lettre du comte d'Houdetot à M. de Barante du 1er août 1815, citée dans : Barante, Amable Prosper, *Souvenirs*, II, p. 185.
[^7]: A.N. F/1 b I/230 (3) Calvados.
[^8]: Huguenaud (Karine), *Les Salons du Second Empire*, Paris, mémoire dactylographié, 1993, 223 p. |
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| contexte en markdown (en) | # The life and the drawings of Frédric Christophe de Houdetot (1778-1859)
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_Portrait of Frédéric-Christophe d'Houdetot by himself. Photo ©RMN-Grand Palais / Benoît Touchard. Bayeux, musée d'art et d'histoire Baron-Gérard (MAHB)_
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## Family
Houdetot was born into a very old Norman family[^1] which could trace its ancestry back to the crusades. Losing his mother at the age of two, Frédéric Christophe de Houdetot was brought up by his grandmother, in the absence of his father, then a Maréchal des logis in Ile de France.
His grandmother, Elisabeth Françoise Sophie, née de la Live de Bellegarde d'Ormesson, daughter of a fermier-général, was a woman "who was the very embodiment of kindness, grace, cheerful gentleness and goodness", according to Rousseau who felt for her a "tender and passionate love"[^2] while she was living apart from her husband in the Château d'Eaubonne in 1758. When she took in her grandson in 1780, she was living in Sannois[^3] , on her husband's estate, where she hosted a salon that was regularly attended by the philosophers Diderot, Grimm, Marmontel, the Americans Franklin and Jefferson[^4] , as well as her childhood friend, Germaine de Staël.
## Youth
Frédéric Christophe grew up in the midst of this glittering company. However his earliest drawings from 1797 to 1805 were not only of his grandmother's friends, but also the inhabitants of Sannois. Children, pretty young women, a private tutor or a Sannois priest rub shoulders with more well-known figures which included Abbé Delille, a celebrated author of pastoral poetry, Saint-Lambert, a longstanding friend of his grandmother, and the painter David.
In 1798, he enlisted as a gunner in the artillery, but was soon discharged for health reasons.
He now had the opportunity to develop his drawing skills. He spent time in the studio of David and also that of Regnault. The collection of drawings housed at the Conseil d’État reveals a lively drawing style and an experienced technique, both in his pen-and-ink sketches from life and in his more sophisticated drawings, mixing charcoal, chalk and wash.
The young Houdetot, at that time a page to the First Consul, pursued a society life between Sannois and Paris, between his grandmother's salon and the studios of his masters, until 8 February 1806, when he was appointed, like many another young man from the former nobility, as an auditeur at the Conseil d'Etat. He was attached to the ministère and the section de la Marine, undoubtedly due to the post of his father, who was at the time lieutenant-general in the Antilles.
## Auditeur at the Conseil d'Etat
Authorised to attend the sessions of the Conseil, he was clearly inspired by the distinguished faces of the assembly and he practised his talent sketching them, sometimes on the papers dealt out in the session. As an auditeur, he would have sat by the windows overlooking the courtyard of the Tuileries, on a chair without a table, at right angles to the platform where the Emperor and arch-chancellor Cambacérès sat. The most striking orators, standing to make their speeches, parade across his drawings: Regnault de Saint-Jean d'Angely, president of the section de l'Intérieur, Boulay de la Meurthe, president of the section de Législation, Abbé Louis, etc.
In addition to the big names of the counsel - whose features are known to us from other sources - he gives a face to some of the less well-known members of the Conseil d'Etat: maîtres des requêtes such as the Dutchman Vischer de Celles, the old Inspecteur des revues, Chadelas, and even some of the less conspicuous, young auditeurs.
### Early missions in 'Extraordinary service' (1806-1814)
#### Berlin
In October 1806 he was given a civil mission as intendant in Berlin, administering indirect taxation, where he met with young people like himself from the Conseil d'État : Lafond "le gros lot" (the jackpot), as he is referred to in a caption on a drawing, lottery administrator, Edouard Pépin de Bellille who was to meet a tragic end in Portugal two years later, etc. He also did a great many drawings of an attractive Madame Friedlander, indeed there are ten potraits of her in the album.
#### Château-Salins
On 15 January, 1808, F.C.Houdetot was appointed sub-prefect of Château-Salins. Once again, he drew the people around him, although here we see fewer administrators from Paris and more local worthies, such as the Receveur particulier des finances, the Forestry commissioner and also the mayor.
#### Ghent
A few months later, on 4 November, 1808, he was made prefect of Escaut and moved to Ghent. Once again, the drawings in the collection give an account of this episode of his life and offer us a vivid picture of French society in Belgium at the time, including notably: the president of the civil court, the head of the Bureau militaire, and the general secretary of the prefecture, all people F.C. Houdetot mixed with, himself now a baron by letters patent dated 18 June, 1809[^5].
His half-sister Césarine married his friend and colleague from the Conseil d'Etat, Prosper Bruguière de Barante in November 1811.
#### Brussels
On 12 April, 1813, he was made prefect of Dyle in Brussels where he used every means at his disposal in resistance to the allies until the First Restoration.
During the Cent-Jours, Houdetot made a prudent withdrawal to Caen for health reasons, although he was recalled as prefect of Loiret on 22 March, 1815.
## After 1815
The Second Restoration saw him prefect of Calvados on 12 June 1815, a post he was encouraged to accept by Matthieu Molé and Prosper de Barante. At the time Calvados was under military occupation by the Prussians who were attempting to exact crippling war contributions from the local population. Frédéric Christophe de Houdetot held out against these pressures and was arrested, kept in police custody and threatened with being sent to Prussia. The government however finally intervened and obtained, not without difficulty, his release. He nevertheless resigned on 31 October, 1815, having received threats and assaults from his constituents[^6] when he opposed the orders of "royal volunteers" led by the Duc d'Aumont. A short time before, he had saved General Grouchy by warning him of an order for his arrest.
On 5 March, 1819 the Decazes ministry called F. C. Houdetot to the Chambre des Pairs (chamber of peers), where he sat among the constitutional royalists. In 1830 he accepted the July Monarchy and retained his seat until 1848.
In the elections on 13 May, 1849, he was elected to the Legislative Assembly for Calvados. He took his place on the right in the conservative and monarchist majority, voted for the Rome expedition, the Falloux Law on education, rallied to the politics of Louis-Napoleon Bonaparte, and following the coup d'état in December 1852, he was nominated as the government candidate on the Legislative Body in the 2nd constituency of Calvados and elected a deputy on 29 February, 1852.
He took part in establishing the imperial regime, supporting it with his votes, which came from the ranks of the dynastic right. He was consequently re-elected as official candidate on 22 June, 1857. He died on 20 January, 1859, at the age of 81, at which time he received an income of over 80,000 francs[^7].
The album of drawings in the Bibliothèque du Conseil d'Etat shows us little of his life after 1815. A few pen-and-ink caricatures, in a rather harsh line, dating from the 1830s do however show that he had not lost his fondness for drawing, as does his appointment as member of the Académie des Beaux-Arts on 10 April, 1841. He sat on the jury for the 1857 Salon[^8], alongside Amédée Pastoret, an old acquaintance, and like him a former auditeur of the First Empire, a free member of the Académie des Beaux Arts and man of politics, whose face as a child, adolescent and young man we know through these portraits.
Whilst the features of the artist himself remain a mystery to us, they are nevertheless somehow visible in the mirror, as it were, of his friends and acquaintances. And what we see is is a true child of the century, both ambitious and charming.
[^1]: *Armorial général d'Hoziers*, registre 7e complémentaire, 2e partie, Firmin Didot, 1868, p. 13-24.
[^2]: Rousseau, Jean-Jacques, *Les Confessions*, Livre 9. It is often said that Mme de Houdetot was the model for Julie in *La Nouvelle Héloïse*.
[^3]: Sannois is twenty kilometres north of Paris, in the Montmorency valley, as is Eaubonne.
[^4]: Chinard, Gilbert, *Les amitiés américaines de Madame d'Houdetot, d'après sa correspondance avec Benjamin Franklin et Thomas Jefferson*, Paris, Champion, 1924, viii, 62 p.
[^5]: Révérend, *Armorial du Premier Empire*, I, p. 319. His arms were argent with a band of azure, charged with a lion rampant of gold between two similar allerions; in the quarter of barons conseillers d'Etat.
[^6]: Letter from the Comte d'Houdetot to M. de Barante dated 1 August, 1815, cited in: Barante, Amable-Prosper, *Souvenirs*, II, p. 185.
[^7]: A.N. F/1 b I/230 (3) Calvados.
[^8]: Huguenaud (Karine), *Les Salons du Second Empire*, Paris, unpublished MA thesis, 1993, 223 p.
## Bibliography related to Frédéric Christophe de Houdetot
The collection of sketches is held at the Bibliothèque du Conseil d'Etat under the shelfmark 200008.
Sale recorded in la *Gazette de l'Hôtel Drouot*, N° 18, 1er mai 1987, p.81 ; N° 22 du 29 mai 1987 et N°23 du 5 juin 1987, p. 147.
**Memoirs**
* Barante (Amable-Guillaume-Proper Brugière), *Souvenirs du Baron de Barante, de l'Académie française (1782-1866)*, publiés par son petit fils Claude de Barante. Paris, Calmann-Lévy, 1890-1891, 8 vol. (vols. 1 and 2, 411 p. and 455 p.)
**Biographies**
* Barante (Amable-Guillaume-Proper Brugière), "Notice sur M. le Cte de Houdetot" in le *Bulletin de la Société de l'Histoire de France*, 2e série, II, 1859-1860, p. 21-24
* Buffenoir, Hippolyte. *La Comtesse d'Houdetot, sa famille, ses amis*. Paris : H. Leclerc, 1905. 314 p.
* Steins, E. de, *Notice biographique sur M. le Cte de Houdetot (Frédéric Christophe), membre de l'Institut*, Paris, Le Panthéon Bibliographique universel, 1852, 15 p.
**Dictionaries**
* Anceau (Eric), *Dictionnaire des députés du Second Empire*, Rennes, 1999, 421 p.
* Pascallet E., *Le Biographe universel*, IX, p. 249-254.
* Reverend (vicomte Albert), *Armorial du Premier Empire. Titres, majorat et armoiries, concédées par Napoléon Ier*, Paris, 1894-1897.
* Id, *Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle, titres, anoblissements et pairies de la Restauration (1814-1830)*, Paris, Champion, 1901-1906, 6 vol., re-published Jean Tulard, 1974, 3 vol.
* Robert (Adolphe), *Dictionnaire des Parlementaires français de 1789 à 1889*, Paris, 1889-1892, t. III, p. 357.
* Roman d'Amat (J.) et alii, *Dictionnaire de biographie française*, Paris, Letouzey et Ané, 1er vol., 1933, in press.
* Soubies A., *Les membres de l'Académie des Beaux-Arts*, II, p. 262-264 |
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