Napoleon's letters to Bigot de Préameneu [1800-1815]
 
Napoleon's letters to Bigot: 1812-1814


   [130] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 3 mars 1812
  

[131] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 16 juin 1812

  

[132] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 14 août 1813

   [133] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 5 janvier 1813
   [134] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 24 janvier 1813
  

[135] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 25 janvier 1813

  

[136] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 25 janvier 1813

  

[137] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 25 janvier 1813

  

[138] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 23 mars 1813

   [139] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 2 avril 1813
  

[140] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 22 juillet 1813

   [141] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 20 novembre 1813
  

[142] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 30 janvier 1814





 [130] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 3 mars 1812 (1)

Monsieur le comte Bigot de Préameneu, il est temps de finir ce scandale des Sœurs de la Charité en révolte contre leur supérieure (2). Mon intention est de supprimer les maisons qui, après l’avertissement que vous leur donnerez, ne seraient pas rentrées dans la subordination. Vous remplacerez les maisons supprimées, non pas de Sœurs du même ordre, mais par un autre ordre de la Charité. Les Sœurs de la Charité de Paris y perdront de leur influence ; ce sera un bien. Vous leur substituerez des sœurs d’un ordre dont on est le plus content et qui n’a point donné de sujets de plainte. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Paris, le 3 mars 1812
Napoléon


 [131] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 16 juin 1812 (3)

Monsieur le comte Bigot de Préameneu, je reçois votre rapport du 5 juin. Les prêtres étant sujets comme les autres, sont soumis au même serment ; mais il faut distinguer : il y a le serment ecclésiastique qui a été prescrit par le Concordat ; la seule peine que j’impose au prêtre qui ne veut pas le prêter, c’est la perte du bénéfice ecclésiastique dont il jouit. – Mais le serment d’obéissance aux constitutions de l’Empire et de fidélité à l’Empereur est dû par tous les citoyens : ceux qui refusent de le prêter encourent la peine portée par mon décret. Ecrivez donc à l’évêque et faites comprendre à ces malheureux combien ce refus serait contraire à leur devoir. Quand ils auront prêté ce dernier serment, ils sortiront seulement de leur exil. Pour qu’ils puissent rentrer dans leur bénéfice, il faut qu’ils prêtent le serment du Concordat. - Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Koenigsberg, le 16 juin 1812
Napoléon


 [132] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 14 août 1813 (4)

Monsieur le comte Bigot de Préameneu, je donne ordre au ministre de la Police de faire arrêter tous les chanoines de Tournay et de les faire mettre dans une [prison d’état (5) ] un séminaire ; de faire fermer le séminaire ; d’envoyer les séminaristes qui ont moins de 18 ans dans les séminaires de l’ancienne France, et ceux qui ont plus de 18 ans à Magdebourg ; de faire prêter aux supérieurs le serment d’enseigner les 4 propositions de l’Eglise Gallicane, comme cela se fesait avant la révolution, ou, sur leur refus, de les faire arrêter. Vous ferez suspendre sur le champ le traitement de tous les chanoines ainsi que les bourses du séminaire. Ce diocèse n’aura plus de séminaire : je viens de prendre un décret à ce sujet. – Vous ferez connaître par le canal du préfet, aux principaux prêtres du diocèse, que si j’apprends encore de leur part la moindre rébellion, je supprimerai l’évêché et priverai la ville de Tournay du privilège d’avoir un évêque. Je la réunirai à un autre diocèse, ou je transporterai le siège dans une ville voisine de l’ancienne France. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Dresde, de 14 août 1813
Napoléon


 [133] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 5 janvier 1813 (6)

Monsieur le comte Bigot Préameneu, l’archevêque à Malines n’est plus employé aux relations extérieures (7). Mon intention est qu’aussitôt qu’il sera de retour, vous lui donniez l’ordre de se rendre à son diocèse. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Paris, le 5 janvier 1813
Napoléon


 [134] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 24 janvier 1813 (8)

Monsieur le comte Bigot de Préameneu, j’ai ordonné au général Henry de se porter avec ses colonnes mobiles pour poursuivre les brigands qui se réfugient dans les bois et commettent des excès. Ecrivez aux évêques de la Mayenne et de la Sarthe (9) pour que sans rien imprimer ils écrivent aux curés de seconder la force armée en donnant et faisant donner les renseignements nécessaires. Les évêques doivent voir le général Henry afin de lui donner toutes les lumières possibles. Remettez moi une note des prêtres de ces localités qui sont les plus actifs et les plus influents. - Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Fontainebleau, ce 24 janvier 1813
Napoléon


 [135] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 25 janvier 1813 (10)

Monsieur le Ministre des Cultes, vous pouvez annoncer au Cardinal Bayanne que je ferai sénateur, à la première nomination, en témoignage de la satisfaction que j’ai de ses services. Sur ce je prie Dieu, Monsieur le Ministre des Cultes, qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Donné au Palais de Fontainebleau, le 25 janvier 1813
Napoléon


 [136] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 25 janvier 1813 (11)

Monsieur le comte Bigot de Préameneu, il est nécessaire que vous envoyiez une estafette au général Miollis pour lui faire connaître l’arrangement qui vient d’être fait avec le Pape et sans lui (12). Envoyer le traiter, lui en donner l’analyse. Il ne l’imprimera pas, mais s’en servira dans ses conversations. – Vous lui direz que le Pape va demeurer à Avignon, où il exercera son pontificat comme par le passé ; que la circonscription actuelle est maintenue, hormis qu’on rétablira les évêchés suburbicaires (13) etc. - Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Fontainebleau, le 25 janvier 1813
Napoléon


 [137] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 25 janvier 1813 (14)

Monsieur le comte Bigot de Préameneu, faites mettre en liberté le nommé Dominique Sala, administrateur delle compende della dateria. Il est à Fenestrella. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Fontainebleau, le 25 janvier 1813
Napoléon


 [138] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 23 mars 1813 (15)

Monsieur le comte Bigot de Préameneu, je pense que, pour aujourd’hui, il faut se contenter d’envoyer, en Corse, à Bologne, à Plaisance et dans tous les autres lieux où il y a des prêtres détenus, le décret qui leur accorde un mois, afin que la signification leur en soit faite. Vous l’enverrez en Corse par la voie de Livourne et la voie de Toulon. Vous ferez connaître aux évêques que plusieurs d’entre eux ayant représenté que leur présence étoit nécessaire. Dans leurs diocèses à cause des solennités de Pâques, sa majesté avoit senti la force de ces motifs, et les autorisoit à y retourner, pour y être avant la semaine Sainte. – Vous en excepterez les Conseillers d’Etat évêque de Nantes et évêque de Trèves, leur présence étant nécessaire au Conseil. Ces mesures me paraissent suffisantes pour aujourd’hui. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Paris, le 29 mars 1813
Napoléon


 [139] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 2 avril 1813 (16)

Monsieur le comte Bigot de Préameneu, je désire que vous envoyiez à l’adjudant du palais Lagorce le Bulletin des Lois qui publie le Concordat comme loi de l’Etat, celui qui contient le décret sur le serment des prêtres romains, et celui qui contiendra les mesures ordonnées pour l’exécution du Concordat (17). – Il faudra que successivement il laisse tomber ces bulletins entre les mains des cardinaux pour qu’ils les voient. – J’ai ordonné qu’on n’admît plus personne à la messe du Pape, si ce n’est les cardinaux. – J’ai donné l’ordre que le Cardinal di Pietro fût enlevé secrètement la nuit et transporté à 40 lieues dans une petite ville où il restera en surveillance (18). – Enfin, les ordres sont donnés pour qu’on ne laisse plus venir personne à Fontainebleau. Notre principe étant que les grâces de l’Eglise ne peuvent parvenir aux fidèles que par le canal de l’évêque, tous ceux qui se présenteront seront renvoyés à leur évêque. Présentez-moi un projet de circulaire dans ce sens aux évêques, et alors on enverrait auprès du pape un agent par lequel la correspondance des évêques serait transmise. – J’ai fait signifier aux cardinaux qu’ils aient à ne se mêler de rien, et puisqu’ils ne veulent pas arranger les affaires de l’Eglise, que, du moins, ils ne troublent pas celles de l’Etat. - Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Paris, le 2 avril 1813
Napoléon


 [140] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 22 juillet 1813 (19)

Monsieur le comte Bigot de Préameneu, vous pouvez faire mettre dans le Moniteur la délibération de la commune de Nantes (20). Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Dresde, le 22 juillet 1813
Napoléon


 [141] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 20 novembre 1813 (21)

Monsieur le comte Bigot de Préameneu, je reçois votre projet de lettre. Il y auroit trop d’inconvéniens à écrire cette dépêche aux évêques qui la prêcheraient partout. Il vaut mieux ne pas l’écrire, ou seulement 5 ou 6 lignes : que dans les circonstances actuelles, on compte sur leur zèle pour la patrie et sur leur attachement à ma personne. - Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Saint-Cloud, le 20 novbre 1813
Napoléon


 [142] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 30 janvier 1814 (22)

Monsieur le comte Bigot, j’ai promis à la commune d’Eclarons près Saint Dizier de faire reconstruire son clocher qui a été brûlé par le feu du ciel. Présentez moi un projet de décret pour faire cette dépense sur les fonds de réserve existans à la caisse d’amortissement. – sur ce, je prie Dieu qu’il vous ait en sa sainte Garde.

Bienne le 30 janvier 1814
Napoléon

         
1)
Correspondance, 23, p. 322, N° 18542 [retour]
 
2)
Voir note 202. [retour]
 
3)
Correspondance, 23, p. 585, N° 18803 [retour]
 
4)
Inédit [retour]
 
5)
Biffé dans l'original et remplacé par "séminaire" [retour]
 
6)
Correspondance, 24, p. 429, N° 19423 [retour]
 
7)
Dufour de Pradt n’avait guère brillé dans son ambassade en Pologne en 1812. Il paie la débâcle de Russie. [retour]
 
8)
Lecestre, 2, p. 208, N°947, d’après AF IV 897 [retour]
 
9)
Napoléon trahit là une légère distraction. La Mayenne et la Sarthe ne forment en effet qu’un seul diocèse, le diocèse du Mans, entre les mains de Mgr Pidoll depuis 1802. [retour]
10)
Correspondance, 24, p. 478, N° 19505 [retour]
 
11)
Inédit [retour]
 
12)
Allusion au concordat signé à Fontainebleau le 25 janvier 1811. [retour]
 
13)
Ce sont les six évêchés proches de Rome détenus par les cardinaux évêques. Le concordat de Fontainebleau prévoit effectivement de les rétablir . [retour]
 
14)
Inédit [retour]
 
15)
Lecestre, 2, p. 222, N°976, d’après AF IV 898 [retour]
  16) Lecestre, 2, p. 224-225, N°98, d’après AF IV 899. Haussonville, V, p. 536. [retour]
 
17)
Malgré la rétractation du pape, Napoléon a publié le concordat de Fontainebleau comme loi de l’Empire le 25 mars 1813. [retour]
 
18)
Enfermé à Vincennes, le cardinal Di Pietro avait été libéré en janvier après la signature du Concordat de Fontainebleau. Il est à nouveau placé en résidence surveillée, accusé d’avoir conseillé au pape la rétractation. [retour]
 
19)
Léonce de Brotonne, Lettres inédites, n° 1186, p. 483. [retour]
20)
Délibération insérée dans le Moniteur Universel le 4 août 1813 : cette délibération porte sur la construction d'un monument en mémoire de l'évêque de Nantes et conseiller d'Etat Jean-Baptiste Duvoisin (1744-1813), mort le 9 juillet. [retour]
 
21)
Correspondance, 26, p. 526, N° 20924 [retour]
 
22)
Correspondance, 27, p. 100, N° 21145 [retour]